Pitoyable illustration de l'abduction des médias par Alain Minc sur Direct 8

Publié le par borneo

En ufologie, , nous explique wikipedia, une abduction est l'enlèvement d'un être vivant dans des OVNI, par des extraterrestres .


Monsieur, ce titre s'impose pour un « Grand » du régime, Alain Minc, président sauf erreur de ma part , c'est une formule de style, j'ai vérifié sur Google, du Conseil de Surveillance du Monde dispose d'une émission politique sur direct 8, chaine de Vincent Bolloré, Baron d'Empire, intitulée avec modestie « Face à Alain Minc ».


C'est tout a fait par hasard, dans l'attente d'amis conviés à l'apéritif, que mon zappeur devait me rendre le témoin de la plus pitoyable manifestation de la subordination des médias.


AM « recevait », le responsable de la rubrique économique du journal «LE MONDE » et un éditorialiste du Figaro. Je tairai le nom de ces deux malheureux comme il est d'usage dans les affaires de moeurs ou sont impliqués des mineurs. Moeurs politiques, certes, mais le spectacle fourni illustrait si bien la dépravation des usages, qu'une séquence pornographique à cette heure eut semblé bien bénigne à côté de ce qui devait suivre.


Or donc, il s'agissait pour l'homme des grands sommets, j'entends par là les divers conseils d'administration de la haute finance auxquels appartient notre héros, de faire cracher ses propres analyses par les deux subordonnés soumis à ses questions de prospectives économiques et politiques.


Le toujours jeune et sémillant consultant, il faut pardonner la maquilleuse mais avouons le elle exagéra la couche de fard, je disgresse, posait des questions sur un ton simple, direct, concis qui tout d'abord m'a séduit.


Sauf que


sauf queue


sauf queue, jeunes gens dans ma question figure aussi la réponse que j'attends de vous !


Et l'ayant dans le fion comme il ne devrait pas être permis de le montrer à une heure de si grandes écoutes, les deux grandes signatures de nos quotidiens se sont exécutés, non sans une géne visible, on l'était pour eux aussi.


Ces intellectuels, ils nous furent présentés ainsi par le maitre du jeu, car voyez vous seuls les journalistes des grands journaux du capital peuvent prétendre à ce titre enviable, les autres crèvent la dalle et non pas d'audience de toute façon, étaient chargés de broder sur les deux thèmes proposés.


Chacun sa partition et ils l'éxécutèrent medio voce dans la tradition de ces conférences trés privées des cercles de réflexion économique qui arrondissent les fins de mois.


Tout d'abord fut évoquée la situation économique mondiale et la probabilité d'un krach majeur à la suite de la crise des subprimes.

C'est au petit gars du MONDE que revenait la mission de nous rassurer: les asiatiques et les Etats qui garantissent in fine leurs solvabilités, viennent au secours des institutions financières fourvoyées.

Autre sujet qui inquiète semble-t-il les patrons, les divagations de l'ouverture du Président en direction de personnalités de la gauche. Ce n'est que de la bonne stratégie politique devait assurer l'analyste du Figaro abondant les jetons (de présence) que lui lançait l'énarque essayiste.

 

La Révolution libérale Sarkosiste ne peut que gagner dans cette confrontation face au conservatisme, à l'obsolescence de la gauche et singulièrement du parti socialiste dont les notables se résignent a une répartition confortable du pouvoir. A la droite, le national, à la gauche , les gouvernements de proximité, mairies départements et régions.


Nous fumes conviés a partager la pertinence de cette analyse avec l'exemple de Bernard Thibault  leader de la CGT ayant eu le courage de mettre fin à la grève des transports sur l'appel à la négociation du président, quand Juppé avait du aller à Canossa et Fillon battre en retrait sur la suite de ses réformes.


Cette prestation pitoyable devait culminer en médiocrité dans un mesquin règlement de comptes avec un éditorialiste , je me suis promis de ne citer aucun nom, du New York Times qui j'en suis convaincu dans un ouvrage à l'optimisme « naif » a sans doute commis un crime de lèse majesté à l'égard de notre grand penseur.


J'ai cependant pris une leçon, De notre éloignement des sphères du pouvoir, nous n'avons sans doute pas pris la mesure de la situation d'oppression que vivent au quotidien les journalistes professionnels que nous sommes si prompt a critiquer. Et pour tout dire on en vient à plaindre même les plus collabos .


Pour les extras terrestres, vous aurez compris l'allusion aux patrons des industries de l'armement Japonaises, les nôtres préparent modestement la guerre avec l'Iran !



Ajout du 9/01/2008


Agoravox, un média bien peu citoyen.


J'avais adressé ce texte comme premiére et désormais bien évidemment derniére contribution a Agoravox. Voici l'accusé de censure que j'ai reçu :

 Bonjour,



Nous vous remercions d'avoir soumis votre article (Pitoyable illustration de l'abduction des médias par Alain Minc sur Direct 8 - 33456) sur AgoraVox. Toutefois, le comit� de r�daction n'a pas valid� sa publication. Nous consid�rons en effet que l'article contient des expressions � caract�re diffamatoire. Il nous est apparu pr�f�rable de n'engager ni votre responsabilit�, ni la notre.



Nous vous encourageons, � l'avenir, � proposer des articles sous un �clairage diff�rent.



N'h�sitez pas � vous inspirer de la politique �ditoriale disponible � l'adresse suivante: http://www.AgoraVox.fr/article.php3?id_article=60



En attendant de vous lire prochainement sur AgoraVox, veuillez croire en l'expression de nos meilleurs sentiments.



Cordialement

Ainsi trouver que l'un des membres du conseil de surveillance chez Bolloré, encore membre du CA du Monde, encadrant, dans une émission de Tv sur une chaine sur laquelle il exerce un magistére "moral", deux journalistes sur lesquels il est en situation d'exercer quelques influences présente un caractére plus obscéne que la phornographie pourrait avoir selon nos "citoyens" un caractére diffamatoire !


Bande à part sacrebleu chantait Brassens !


 

 

 

Publié dans Politique france

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