Des consommateurs forts favorisent l'emploi

Publié le par borneo

Nous venons d'apprendre tour à tour que le gouvernement réchigne à avaliser les "class actions" de la part des consommateurs. C'est à dire les actions groupées en Justice des consommateurs, ceci à l'occasion de la condamnation des opérateurs de téléphonie mobile pour entente frauduleuse et l'annonce de nouvelles journées chomées à l'usine Renault de Sandouville.

On pourrait penser que ces deux informations que je rapproche intentionellement n'ont aucun point commun.



Pourtant, les actions de consommateurs sont de nature à alerter une entreprise qui s'égare. Voyez Renault. Ce constructeur perd de plus en plus les clients directs. Il compense cette faiblesse en étant le leader des ventes de flotte (avec des remises de 40 %).

Pour une part, l'arbitrage en faveur d'un style controversé explique cette désafection. C'est une erreur couteuse pas une faute.

        Mais c'est surtout la désinvolture avec laquelle l'équipe dirigeante a traité les problémes de fiabilité des premiéres centrales electroniques et de la premiére génération de moteur DCI qu'elle paye aujourd'hui. La vanne OGR est une star des forums de discussion automobile et les modéles et les années à éviter dans l'occasion sont soulignés partout.

J'ai une Renault qui présente un défaut signalé par toutes les revues automobiles lors de sa sortie. Et bien, chaque fois que j'évoque ce probléme avec un agent ou un concessionaire, il me confie " c'est un probléme complexe", Cela risque de vous couter cher, Cela ne mets pas en cause la sécurité, mieux vaut continuer à rouler comme celà !

Moi, j'attendrais plûtot que l'on me dise : comment, Renault n'a pas pris la question à sa charge, je les arlerte et je procéde au réglement du probléme !

En conséquence de quoi, les Vel Satis et autres Laguna2 ,et même la Star Espace, se languissent en attente de clientéle et l'usine de Sandouville multiplie les jours chomés. La façon dont l'entreprise à cru pouvoir traiter par le mépris les doutes de ses clients quant à la fiabilité de l'électronique embarquée constitue bien elle une faute lourde. Les gens ne sont plus ignares est savent ce que le mot "bug" informatique signifie. Pour la plupart, ils ont d'ailleurs pu en tester les effets sur leur propre véhicule : refus de démarrage, témoin lumineux s'allumant intempestivement et autres désagrément les ayant conduits à ramener le véhicule pour reprogrammation à la "valise".
Alors les déclarations outrées ont surtout fait rire tous les informaticiens de la planéte qui savent bien que chaque jour leur apporte quelques lignes de code à peaufiner.

    La Régie communique cette semaine par spot publicitaire sur la "Fiabilité" de la marque. C'est de la foutaise. Dans ce domaine le bouche à oreille est le seul média qui compte.

    La fiabilité se mesure par ailleurs à la côte de l'occasion et au petit point rouge ou vert ou autres logos dont les revues automobiles affectent chaque modéle. La régie dispose d'un moyen simple de démontrer la fiabilité de ses modéles: c'est d'accorder retroactivement une garantie étendue aux véhicules déjà en circulation par exemple à 150 000kms (les japonais nous ayant habitués au garantie 100 000kms, il convient de faire mieux). Si cette fiabilité est réelle, la mesure ne devrait rien lui couter.

Si la direction de la Régie avait pu prendre conscience de la colére de ses clients, même au pris d'une condamnation suite à l'action de consommateurs mécontents, elle aurait sans doute réagi plus tôt à cette dérive et aurait ainsi sauvé quelques emplois aujourdh'ui ouvertement menacés

Le Medef comme à l'habitude a marqué sa désaprobation contre toute mesure qui apparait faire peser une quelconque contrainte sur les entreprises. Pourtant, je pourrai multiplier les exemples tendant à prouver qu'une entreprise respectant le consommateur, même si elle y est contrainte par la LOI finit toujours par en sortir gagnante. Pour rester dans le domaine automobile, Mercedes a beaucoup appris des déboires liés à sa petite "Mercedes" et a depuis repris la bonne trajectoire.

Oui des consommateurs forts assurément défendent l'emploi.

Commenter cet article