Celui
qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume sa bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. Que les idées
circulent librement de l’un à l’autre partout sur la planète » (Thomas Jefferson, président des États-Unis d’Amérique de 1801 à 1809).
Mon pseudo est Borneo. L'idée est de marquer quelques distances, vue de loin en quelque sorte.
Les éléphants, les éléphanteaux, et mêmes les marcassins ont désormais un objectif en commun, résoudre l'erreur historique que fut la candidature de Ségoléne Royal,
la candidate qui parvint a faire un score honorable dés le premier tour de l'élection présidentielle en refusant de souscrire à la stratégie de l'échec imposée par l'ancien premier ministre Lionel
Jospin ?
La candidate des socialistes n'était pas une socialiste en réalité mais un suppot des valeurs réactionnaires les plus ehontées par lesquelles la droite trompe le peuple asservi. Elle défendait la
famille, valorisait la nation, l'éducation des enfants, la protéction sociale universelle et la sécurité des emplois pour les couches populaires.
I-nad-miss-ible !
Un populisme de droite que dénonçait bien justement le sénateur Mélanchon qui de son côté tentait de démontrer la superiorité et la pureté idéologique du populisme de gauche. Mise en demeure de
renoncer à sa plate-forme élaborée avec les contributions des sympathisants de désirs d'avenir, on lui imposa le PROGRAMME concoté sous la houlette d'ERIC LE TRAITE par le quarteron des
prétendants.
Nous apprenons que ce document élaboré pour l'élection présidentielle ne vaut plus rien et que de toutes urgences, avant l'automne les socialistes doivent élaborer un programme nouveau pour 2012.
Un plan sur la cométe en somme.
J'ai certes pris plus que de la distance avec les dialectiens de Solférino. Et je ne vois pas comment la madonne populaire pourrait remédier au double langage permanent de nos socialistes et
soigner nos homards, rouges d'aspect et blanc dedans.
En attendant, voici recopié l'edito de Ségoléne paru sur le site Désirs d'Avenir. Juste pour dire moins d'un aprés que OUI comme des millions de français, nous aurions préférés une présidence
social démocrate à la présidence BLING-BLING.
Mardi 25 mars 2008
Le courage en politique
Elle l’a fait. Pour la première fois, un chef de gouvernement allemand s’est adressé à la Knesset, à Jérusalem. « La Shoah nous emplit de honte », « Allemands et
Israéliens sont et seront toujours liés d'une manière particulière »… Angela Merkel, le 18 mars, a prononcé un discours historique. Ce qu’elle voulait, c’était faire preuve d’honnêteté,
admettre les responsabilités de son peuple dans l’une des pires tragédies de l’Histoire et sceller officiellement la réconciliation entre les deux peuples. Un exemple de travail de mémoire
digne, juste, ouvrant sur l’avenir…
Son courage politique, Angela Merkel en a encore donné la preuve en recevant le dalaï-lama, en septembre dernier. Elle s’était alors attiré les foudres de Pékin. Elle est prête,
pourtant, à recommencer, en mai, quand le prix Nobel de la Paix se rendra en Europe, à Londres notamment, où Gordon Brown doit le recevoir. Seule dirigeante occidentale à brandir la menace
des sanctions, elle a même prévenu Pékin qu’elle pourrait suspendre sa coopération avec la Chine si la crise tibétaine s’envenimait.
Oui, il faut maintenir la pression sur les autorités chinoises, coupables d’une répression intolérable. On ne peut pas se voiler la face, faire comme si de rien n’était, pendant
que l’on tue impunément au Tibet. Je comprends les sportifs qui se sont entraînés durs, souvent toute une vie, pour participer aux Jeux Olympiques. Ils ne veulent pas que l’on mélange sport et
politique. Mais l’Olympisme perdra son âme si les jeux se paient au prix de vies humaines, sacrifiées pour honorer les contrats publicitaires de grandes multinationales. Nous
devons en finir avec l’hypocrisie. La menace d’un boycott des Jeux maintient toutes les hypothèses ouvertes : elle place les autorités chinoises devant leurs responsabilités.
Jusqu’à maintenant, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon ont fait preuve d’une indécision inqualifiable. On tergiverse : un jour la France y va, celui d’après on menace de
boycotter la cérémonie d’ouverture. Bernard Kouchner, qu’on a connu plus loquace sur ces questions, a finalement admis, le 25 mars, que la répression chinoise était insupportable. Plus de quinze
jours après le début des violences ! Là encore, on a connu le gouvernement plus réactif.
Jean Jaurès disait en 1890 : « Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. » Nicolas Sarkozy, qui s’est plu, il y a quelques mois
à citer le fondateur du socialisme français, pourrait non seulement relire ses « classiques », mais appliquer leurs principes au monde d’aujourd’hui.
* * *
De l’autre côté de l’Atlantique, où les primaires démocrates battent leur plein, un autre homme a su, lui aussi, faire preuve d’un courage politique qui pourrait changer le visage de l’Amérique.
Dans son discours à Philadelphie sur les liens entre communautés, Barack Obama a analysé les lignes de fracture qui traversent la société américaine. Sans fard, sans hypocrisie,
sans simplification. Aux Américains noirs, il a demandé de comprendre les classes moyennes blanches qui se battent pour travailler, qui ont peur de l’avenir et n’ont jamais reçu d’aide de personne
pour garantir à leurs enfants une vie confortable. Aux Américains blancs, il a demandé de comprendre la colère et l’amertume des populations noires, encore aujourd’hui poursuivis par le racisme et
les inégalités. Une belle leçon de sincérité et de vérité, un bel exemple à méditer…
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