Celui
qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume sa bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. Que les idées
circulent librement de l’un à l’autre partout sur la planète » (Thomas Jefferson, président des États-Unis d’Amérique de 1801 à 1809).
Mon pseudo est Borneo. L'idée est de marquer quelques distances, vue de loin en quelque sorte.
Sur le blog de larénovation socialistel'auteur
Phillipe Gaillardis se posait la bonne question: pourquoi le peuple ne vote -t-il pas pour nous ? Sa réponse tenait en une défense de Ségoléne Royal bien sympathique.
Je ne suis pas certain qu'elle réponde cependant à la question posée, pourquoi les électeurs choisissent-ils Berlusconi, Bush ou Sarkosy plutôt que la gauche ?
Un premier élément de réponse selon moi tient dans une étude aux US qui indiquait qu'un tiers environ des personnes ayant un revenu de 20 OOO$ déclarent appartenir à la classe moyenne. Donc, dés ce
faible niveau de revenu, ils ne se reconnaissent pas dans le discours misérabiliste et ouvriériste d'une partie de la gauche (partie paradoxalement
constituée majoritairement d'enseignants ou de fonctionnaires du cadre n'ayant eux mêmes pas grand chose de commun avec les cols bleus, voyez la composition des listes de la Ligue).
Le deuxième élément de réponse nous pouvons aussi le trouver dans la campagne électorale US de cette semaine dans les déclarations d'Obama à propos des habitants votant à droite des petites villes
du Midwest. Déclaration condescendante à l'égard de ces gens qui votent en définitive pour le droit de posséder une arme et de chasser ou pour défendre leurs convictions religieuses. Bill Clinton
lui-même avait tenu des propos similaires des 1993.
Là, nous touchons sans doute au fond de l'explication : La gauche se dit porteuse de valeurs, elle véhicule le plus souvent des normes. Ainsi comment comprendre que la liste de gauche gagnant les
élections à Fenouillet en profite pour assassiner la Corrida dans le midi toulousain, passion de plusieurs milliers d'habitants. Certes les 6 millions
de vaches quasi folles nourris aux OGM sont abattues aux normes elles, tandis que Cabrel et Renaud nous enseignent combien les afficionados sont des barbares d'assister à la mort noble de toros
élevés au grand air et au large !
Mais la norme de "gauche", touche à tout, elle décrète qu'il n'est pas laïque de proposer un menu sans porc dans les cantines, elle s'insurge contre la bagnole quand 70 % des français ne disposent
pas de transport en commun et décréte donc la mort du "pavillon" proclamée anti civique.
Enfin, tout en prétendant défendre la classe prolétarienne, elle se gausse à longueurs de colonnes de ses choix récréatifs, du Foot à la nouvelle Star !
La gauche n'a en réalité pas compris l'homme de droite. L'homme de droite est libre ! Est-ce si difficile à entendre ?
Aussi libre que peut l'être l'homme de gauche. Berlusconi, bouffon qui gagne trois fois les élections cependant, l'a bien compris qui donne le nom de maison des libertés à son parti.
La gauche caricature ses adversaires au point de décrire l'électeur qui lui refuse son bulletin comme un être aliéné, le plus souvent en premier lieu par la religion, et abusé par la classe
des exploiteurs . Dés lors, elle se propose comme objectif de le "libérer" de cette démocratie "formelle" à laquelle il semble attaché.
Mais l'homme de droite est aussi libre que Sisiphe, tel que le décrit Camus, et c'est en homme libre qu'il pratique ou pas une religion et qu'il choisit un bulletin de la "mauvaise couleur", sauf
éventuellement à Perpignan !
Bien plus, la gauche issu de l'encyclopédie et de sa dérive scientiste proclame le progrés comme universel. Ainsi donc la libération qu'elle propose n'est plus qu'une soumission à l'ineluctable Loi
de l'Histoire en marche. Il s'agit de hâter le monde merveilleux de l'égalité et de la liberté de tous par la soumission à la révolution. Et ce discours, elle le tient jusqu'au dernier ridicule, Il
faut entendre Mugabe du Zimbawe, qui au terme de l'ultime faillitte de son régime en proclame toujours l'inévitable succés.
La question de la liberté est donc centrale pour la rénovation "socialiste", libérons donc l'homme de gauche de sa volonté de nous liberer les uns et les autres. Nous le sommes déjà.
Dés lors, ce sont des options et non des directives, des choix ouverts et non des contraintes que se doivent de proposer les "rénovateurs". Renoncer
à tirer les plans de la cité idéale que la Raison commande, mais tailler le crayon qui permets à chacun d'en esquisser les voies alternatives qui lui conviennent.
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Bonjour Joker
Contrairement aux talentueux bloggers que vous citez, je n'aspire point à la renommé comme le chantait si bien mon maitre à moi Georges Brassens.
Point donc de liens sur mon blog vers les aggrégateurs de réseaux sociaux.
Si vous appréciez ma prose, faites en discrétement votre miel, elle est par ailleurs sous licence creative commons !
réponse de : borneo (site web)
le: 23/04/2008 23:30:25
Votre texte..très bien. Gardez-le précieusement. Pemettez que j'en extraie en particulier une citation : l'homme de gauche se croit porteur de valeur, alors qu'il ne véhicule le plus souvent que des normes.
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