Celui
qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume sa bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. Que les idées
circulent librement de l’un à l’autre partout sur la planète » (Thomas Jefferson, président des États-Unis d’Amérique de 1801 à 1809).
Mon pseudo est Borneo. L'idée est de marquer quelques distances, vue de loin en quelque sorte.
Chaque jour les nouvelles en provenance de la campagne des primaires américaines nous livrent le portrait dégradé d'une
politicienne prête à tout pour arracher la nomination démocrate.
Le dernier exploit de madame Clinton, qui vient aprés ses affirmations qu'elle était prête à raser nuclairement l'Iran, est profondément révélateur de son manque total de scrupules.
La candidate s'est prononcée pour la suspension des taxes sur les carburants pour la période estivale. Proposition démagogique et stupide.
Stupide comme le soulignent la plupart des économistes et le gouverneur de New York Blommberg, car relancer la consommation de carburants ne pourraient qu'entrainer une nouvelle hausse des prix ,
tout en faisant perdre au trésor américain la bagatelle de 9 milliards de dollars !
En conséquence les "Friends of the Earth" (amis de la terre), se sont prononcés pour son concurrent le sénateur Obama.
Mais en toile de fond la nature même de la campagne de Madame Clinton utilisant une réthorique profondément de droite, en partage ici avec le Front national ou Berlusconi en Italie, dénonçant
ces "élites", ces bobos qui soutiennent le candidat noir mérite d'être soulignée.
Les derniers développements ont montrés une candidate faussement naïve pratiquant l'insinuation à propos des allégations tendant a faire passer son adversaire pour un pratiquant de l'islam
faussement converti ou tirant argument des relations passées de celui-çi avec un ancien activiste, gracié par ailleurs par Bill Clinton lui-même, pour mettre en doute la sincérité de ses
convictions, tandis que ses agents électoraux telSid Blumenthalabreuvent les journalistes influents de mails dont les arguments sont copiés collés des communiqués de l'extréme droite républicaine quand ils
n'alimentent pas ceux-ci eux mêmes, exploitant les déclarations proches des positions de Farrakhan, le leader de "nation of islam", de l'ancien pasteur Jeremiah Wright de l'église que
fréquente Barack Obama.
Le fond de ces manoeuvres est de démontrer que les cols bleus, secrétement racistes ne voteront pas pour un candidat noir quitte à raviver ou à enflammer la question raciale.
Cette campagne aura donné une terrible giffle à tous ceux qui avaient soutenus Hillary Clinton, sans doute au motif finalement secondaire qu'elle était femme.
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