CPE et DADVSI ils l'ont faits !

Publié le par borneo

                   Ainsi donc, si le CPE semble retenir l'attention de toute la classe politique et mobiliser notre belle jeunesse, celà reste à mon sens un micro événement trés franco-français. Ce n'est pas la premiére LOI qui focalise le malaise politique, qui se verra rejetée, comme  on  en a pris l'habitude  ici, faute de savoir  négocier,  parler  et échanger  et comme dab on jettera le  Bébé  avec l'eau du bain.
                 Quand les étudiants prennent pour leader (l'UNEF) de leur syndicat un jeune homme prétentieux de 22 ans (Juillard) qui n'a jamais connu de patron, n'a jamais travaillé et qui proclame son refus de discuter, il faut imaginer que l'avenir ne se présente pas beaucoup mieux que le passé.
                 La plupart des jeunes de son âge, voyez vous ont déja eu l'occasion de se confronter à travers des jobs d'été, des stages, des emplois intermittents, au monde du travail. Pour financer leur étude et gagner en indépendance vis à vis de leur famille.

                La loi DADVSI d'un autre côté est une réelle forfaiture. En ce qu'elle menace toute la création collective. Le bien et l'héritage commun.
                   Voyez ce qu'en dit Tristan Nitot le président de la fondation Mozilla europe sur son Standblog

                    "Tout ce pour quoi je me suis battu, à savoir le droit à la copie privée, le respect du peer to peer en tant que technologie, le respect du logiciel Libre en tant que mode de développement efficace et en tant que chance à saisir pour l'Europe vient d'être piétiné."

                   S'il ne s'agissait que de préserver les millions d'Euros de Jean-Jacques Goldman, Johnny Halliday ou Raphaél, je n'y verrais aucun inconvénient. La richesse des autres ne me dérangent nullement, dés lors qu'elle est le produit de leur talent . Mais pour ce faire, il va falloir traquer, surveiller, policer, restreindre les capacités de nos matériels, de nos ordinateurs, interdire nos logiciels et proscrire le mondre emprunt, le plus petit bout de sample. C'est en réalité la liberté de citation, la liberté de critique, de parodie qui vient d'être mise à mal. Et surtout, le droit au partage et à la copie.

                   Ce sont les fondements de la création. Une société qui s'abondonne ainsi aux intéréts privés n'est plus une société civilisée.

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