Apathie, comique libéral sans honte ni vergogne

Publié le par borneo

Jean Michel Apathie est ce journaliste à la tête de plus en plus enflée qui donne des leçons à tout politique, surtout de gauche, sur l'antenne de RTL et sur canal +. Se faisant le champion du libéralisme, de la dérégulation et le pourfendeur des déficits publics. On pourrait résumer sa devise par liberalisme et franc Or  (pardon Euro Or ).

Depuis le jour du Krach le 15 Septembre, sur son blog, le comique a trouvé deux sujets : la maladie de la gauche française, puis le naufrage du socialisme français. Enfin
le 19 Septembre il titrait, la Poste victime de la médiocrité de l'Etat.

Comme vous le constatez le naufrage de la politique hyper libéral des néos cons américains ne semble pas l'affecter outre mesure. Rivé dans ses certitudes, il va denonçant cet etat, qui va devoir sous peu venir à la rescousse de la Finance mondiale !

Le 22 Septembre, il reprend encore sa litanie sur les déficits publics qui pourrait mettre en cause la confiance des marchés dans l'Euro .

Rassurons tout de suit Mr Apathie, l'Euro est, à l'aune de la crise de confiance mondiale dans le dollar, sur la voie rapide des deux dollars pour un Euro.
Ce n'est pas les déficits de plus ou moins trois pour cents qui pourrait nous épargner cette issue, mais la prise de confiance par les marchés que l'euro fort détruit notre compétitivité et risque de régner sur un champ de ruines industrielles et une communauté européenne de chômeurs.

Nous pourrions bien connaitre une courbe en cloche, nous sommes assurément dans la voie ascendante, au cours de laquelle sera liquidé une large fraction de notre appareil de production suivi d'un retournement brusque qui ne serait plus guére d'aucune utilitée, n'ayant plus grands biens à exporter. En clair, la seule limite prévisible à la montée de l'Euro est le niveau de la recession à venir.


Il faut bien comprendre qu'avec le Bailout dont certains experts assurent que le montant pourraient atteindre jusqu'à 3000 milliards de dollars, la réserve fédéral renonce à l'instrument essentiel d'une banque centrale, la fixation du taux de crédit. Toute hausse désormais conduirait à accroitre les défaillances d'emprunteurs et donc à réduire encore la valeur du "Junk" qu'elle s'appréte à acquérir. C'est donc à un glissement sans retrofreins auquel est exposée la monnaie américaine.

Pour rendre plus attractive sa dette, un état augmente le taux proposé. Dans le cas du Bailout, l'augmentation du taux dépréciera la dette !

Ce qui a rendu les marchés euphoriques dans un premier temps, est la croyance que la crise pouvait être mise à la charge du contribuable. A la réflection ce n'est tout simplement pas envisageable dans un scénario de recession. C'est bien dans une taxe sur les transactions financiéres et une solvabilisation des ménages qu'il conviendrait de s'engager pour espérer voir quelques lumiéres au fond du tunnel.

PS: un point de vue éclairé à la
tribune

Publié dans Economie

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