Europe: La garantie totale, pas fatal vers la grande crise

Publié le par borneo

L'Irlande la première, puis la Gréce, en contradiction avec la régle européenne ont décidées d'outrepasser la garantie de 60 000 euros accordée aux déposants des banques. Ces deux pays ont en dehors de toute crédibilité proclamer garantir de maniére illimitée tous les dépots effectués dans les établissements bancaires nationaux. Pour l'Irlande la promesse représente un engagement de quatre fois son PIB. Le président Sarkosy s'etait pour sa part déclaré en faveur d'une garantie illimité en faveur des déposants particuliers sans que le parlement n'ait encore sanctionné cette promesse.
Le premier ministre britannique Monsieur Gordon Brown s'est inquiété de ce mouvement.
Lors du sommet du G4, la chanceliére allemande madame Merkel n'aurait pas, nous apprend la presse, juger utile de prévenir ses interlocuteurs de sa décision d'accorder à son tour la garantie illimitée de l'etat allemand.


Sachant que la garantie des 60 000 euros pose déjà probléme, ainsi le fonds de garantie français pour sa part nous apprenait l'émission "Capital" ne dispose sur cette base que de la capacité d'indemniser 20 à 25 000 épargants, on imagine combien ces affirmations sont dénuées de toute crédibilité.

Destinées à rassurer les marchés, elles dessinent bien au contraire le scénario d'une grande catastrophe, d'un armargeddon financier.

Qu'un établissement important vienne à faillir, que la machine s'emballe et l'etat concerné devrait à hauteur de peut-être un voir deux fois son PIB émettre des obligations d'etat dont on peut se demander qui consentirait à y souscrire. Le plus probable serait
en réalité que les épargnants se verraient remettre ses bons, assurément non monayables. On pourrait ainsi dépriver l'économie deux fois en ruinant le crédit de l'etat, et en immobilisant sur le long terme ces dépots garantis.

autant le projet d'un fond commun présentait quelques crédibilités, autant ces promesses en ordre dispersé  font imaginer le pire. L'Europe ne semble pas grandir dans la crise

Il est encore temps sans doute de crier "au fou".

Publié dans Economie

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