La Suisse exile son secret bancaire aux iles Caiman et 60 milliards aussi !

Publié le par borneo



C'est Nicolas Sarkosy qui va être content : La confédération helvétique vient de décider à son tour de proceder à son bailout en faveur de l'UBS, l'union des banques suisses le plus grand établissement de la capitale historique du secret bancaire, mais en passant par les iles Caiman qui méritent au combien ce nom de saurien. Ainsi nous l'apprend "Bakchich"


J'ai un peu mieux préparé mon article que le journaliste de cet estimable site et dés lors je vous livre quelques informations suplémentaires :). En réalité, la confédération vient semble -t-il d'exiler le fameux secret bancaire, au bon soin des pirates des caraibes car elle constate qu'elle n'est plus en mesure de le préserver. Il faut se souvenir de l'affaire  Igor Olenicoff, ce milliardaire américain convaicu d'avoir frauder le fisc. Blomberg nous rapporte qu'il a plaidé coupable et convenu avec le juge d'une amende de 3 500 $ (vous avez bien lu !) de 120 jours de travaux d'intéréts publics ainsi que deux ans de mise à l'épreuve et d'acquiter un rappel d'impôt de 52 millions de dollards.

Mais en plaidant coupable le milliardaire a accepter de divulguer les mécanismes de la fraude: et il a mis en cause Bradley Birkenfeld, un citoyen américain, ancien collaborateur de l'UBS devenu rabatteur de grandes fortunes pour le compte des établissements financiers arrangeants. Comme si le sommet de Davos ne suffisait pas à l'UBS pour faire son marché ! Un autre personnage, Mario Staggl du Liechtenstein a contribué à mettre aussi en lumiére le rôle de la principauté dont vous avez sans doute gardé en mémoire le scandale le plus récent lorsque le fisc allemand est parvenu à acheter une liste de contribuables abonnés du paradis fiscal. Aprés avoir dans un premier temps  hurler au vol de sa souveraineté, le prince est revenu a la raison et a convenu de négocier la pleine (!) collaboration des institutions financiéres locales.

Au fait le ministre woerth ne devrait-il pas nous informer des sommes récupérés par ses services ?

Nos deux compéres pour éviter de passer une partie de leur avenir en combinaison orange ont donc convenu de collaborer tandis que les autorités américaines faisaient procéder à l'arrestation du représentant de la gestion des fortunes de l'UBS pour les USA afin de l'encourager à témoigner au procés.

Mais c'est devant la commission Levin du congrés qu'en définitive l'UBS s'est engagé à livrer les noms de ses 19 000 clients américains, fraudeurs du fisc pour quelques 18 milliards. L'opération revient à enterrer le fameux secret bancaire Suisse et seul le Luxembourg semble encore désireux d'en défendre bec et ongles le principe.

Revenons donc au gouvernement fédéral, déjà trés conscient que les clients de L'UBS pourraient se retourner contre elle pour avoir trahi un terme du contrat de confiance, le fameux secret.

Par ailleurs, il serait difficile de ne pas répondre aux sollicitations du fisc français ou italien (par exemple) si par inadvertance ils leur prenaient l'envie de demander à bénéficier des mêmes informations que l'Oncle Sam ! (rassurez vous ni Silvio, ni Nicolas n'ont manifestés l'intention de s'immiscer dans le secret bancaire helvétique, je plaisantais :) ).
Mais les clients de la banque vous vous en doutez réclament leurs dû pour le porter vers d'autres cieux plus cléments, par exemple aux iles Caimans ou justement le conseil fédéral vient de décider de créer la société qui gérera la-bas dans le plus grand secret les 60 milliards helvétique du Bail out. De toutes façons les iles Caimans si elles devaient renoncer au secret bancaire ne risqueraient pas grand chose, leurs assises financiéres étant largement inférieures à celle de la confédération.

Ce montage espére les autorités peut fonctionner... ou pas. Si quelques juristes dévoués à la cause de la morale publique decidaient de traquer la faille.
Notre président qui proclame à l'envie son désir de moraliser le capitalisme (c'est un article de la rubrique "humour"), pourrait de maniére décisive aider ces galopins dans leurs actions de blanchiment, honnête cette fois, une fois. (non, là c'est belge mais que fait Barroso au fait ?).

Justement notre président dispose d'un éminent avocat d'affaires en la personne du chef de sa majorité parlementaire, le pétillant Coppé qui pourrait sans doute apporter ses lumiéres à une commission d'enquête ou consentir à une consultation gratuite au profit d'une association de contribuables qui entendrait récuperer par là quelques milliards propres à financer le RSA, les logements que réclament Don quichotte et même trop facile couvrir le budget des restaurants du coeur.

PS: Pour Johnny ahque et Alain Prost, il est utile de rappeler qu'ils ne sont pas des fraudeurs mais des résidents Suisse etrangers légitimement habilités à négocier leurs contributions avec les autorités cantonales, tandis que ce pauvre Doc gynéco, avait lui simplement oublié de remplir une déclaration, c'est pas planant mr le Président du tribunal :)

cliché : sharesecret AndreA CC_by_nc_nd  flickr
 

 


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Pierre 27/10/2009 10:34


Il a été établi de source judicaire que FINAMA et GROUPAMA ont rendus des comptes falsifiés depuis 2005, trompant ainsi la confiance des marchés -et des actionnaires (en plus de violer les
obligations de ces marchés régulés que sont la banque et l'assurance).

Par une saisie officielle chez la banque FINAMA, GROUPAMA a été pris sur le fait à pirater des logiciels pour une valeur de $200 millions.

La BEFTI (une brigade d'élite spécialisée dans la fraude informatique), chargée de l'enquête, a d'abord menacé la victime de la fraude afin de lui faire retirer sa plainte.

Le Procureur de la République ayant classé le dossier 'sans suite', la victime a demandé copie du dossier d'enquête.

Quelle ne fut pas sa surprise de constater que la Police avait procédé à l'échange du constat d'huissier officiel par un constat d'huissier fourni par la partie mise en cause, efectué un mois après
la saisie -et dans un établissement différent du lieu de l'infraction.

Ce second constat d'huissier, sans valeur officielle, établissait bien évidemment l'innocence de GROUPAMA.

En vertu du 'SECRET BANCAIRE', GROUPAMA y demandait explicitement à la Police de limiter ses investigations à un établissement qui n'était pas celui de l'infraction officiellement constatée.

Après avoir formé un recours devant le Procureur Général de Paris, celui-ci expliquait qu'il n'y avait 'pas d'infraction constatée' et que, donc, le classement sans suite était maintenu.

Outre la corruption des services de la Police, le fait que le Procureur Général ait couvert la falsification du dossier d'enquête en dit long sur le désir sincère du gouvernement de mettre un terme
aux 'dysfonctionnements' (malheureusement récurrents) de la justice en France.

Tous les détails ont été rendus publics (la réponse négative du Procureur Général, le dossier d'enquête de la BEFTI, ainsi que le constat d'huissier non-officiel de GROUPAMA):

http://remoteanything.com/archives/groupama.pdf