Pourquoi donc les chefs d'entreprises votent-ils à droite s'interroge Newsweek ?

Publié le par borneo


La théorie économique libérale suppose des acteurs économiques cohérents qui ajustent leurs comportements en fonction de leurs intérêts. Le magazine Newsweek
sous la plume de Daniel Gross qui commente lui-même une série d'articles du Wall Street journal met en question le soutient du Big Buziness au parti républicain.

Ainsi la chambre de commerce américaine lance une opération, à 35 millions de dollars, pour soutenir la candidature des postulants républicains au Congrés et au Sénat, tandis que les chaines de distributeurs Wall-Mart et Home dépot mettent en garde leurs salariés contre l'arrivée d'une administration américaine.

Si on compare la performance de l'action Home dépôt pendant les huits ans de Clinton, sa valeur a été multiplié par 5, par opposition avec les huits de Bushisme ou elle a perdu 60 % de sa valeur, cette attitude est illogique. Il en va de même pour Wall-Mart ou Targent, De nombreuses entreprise du secteur ont même déposées le Bilan récemment.
L'explication serait dans la crainte que les démocrates feraient adoptés une loi favorisant le syndicalisme, le projet EFCA, ou que le programme de sécurité sociale généralisée pourrait affecter leurs résultats. Mais constate Daniel Gross ce n'est pas le syndicalisme qui explique les difficultés de ces entreprises mais la stagnation du pouvoir d'achet réel de la classe moyenne qui est resté au niveau de 1999 !

La politique d'une administration hyper libérale républicaine s'est révélée néfaste pour les salariés, les consommateurs et même les actionnaires et malgré tout les Chefs d'entreprise proclament leurs attachements indéfectible à cette politique de maniére apparamment illogique !

Pas tant que ça, finalement si on prend en compte les baisses d'impôt constante en faveur des hauts revenus. Ces C.E.O ne réagirait exclusivement qu'en fonction de leurs propres intérêts.

Je pense qu'il faut rapprocher cette observation de ce que l'on peut constater lorsque l'on considére les parachutes dorés pour lequel le MEDEF récuse toute forme de législation et le régime des stocks options. Daniel Bouton PDG de la Société Générale négociant les siens en pleine tempête boursiére par exemple!

Ce n'est pas l'entreprise qui est défendue mais les intérêts d'une classe parasite qui ne prend en compte ni le bien être des salariés de l'entreprise ni l'intérêt de ses actionnaires. Nous sommes loin désormais du patronat social historique à la mode Michelin.

Mais au moins, pour reprendre les préoccupations constantes d'un Jean Michel Apathie, la politique libérale favorise-t-elle la maitrise du déficit public ?
Bien au contraire. Les baisses d'impôts sur le revenu en faveur des plus aisés, la multiplication des niches fiscales (on en compte 180 dont une nouvelle signalée par "Bakchich" présentée nuitamment concernant l'investissement en Afrique avec effet rétroactif par un des porte parole de l'UMP, Lefévre bien utile !) conduisent à établir les recettes publiques sur les taxes locales et les taxes à la consommation qui affectent les classes moyennes.
Le systéme n'a pu tenir, stagnation du pouvoir d'achat et taxes populaires en hausse que par le recours massif au crédit. Mais en définitive, le taux d'intérêt usuraire auquel cet argent est consenti aux ménages a faible revenu vient encore réduire leur pouvoir d'achat!

La crise des subprimes illustre la théorie marxiste de la paupérisation des classes populaires.

Les tenants de la globalisation objectent que de nouveaux consommateurs arrivent sur le marché dans les pays émergeants, solvabilisés par la délocalisation des emplois. On peut imaginer cependant que le modéle exporté devrait à terme produire les mêmes effets là-bas comme ici. La crise financiére affecte bien en effet la totalité des places et pénalise ces pays de façon encore plus radicale.

Nous aurons donc été les témoins sur une génération  de l'effondrement à la fois du socialisme et du capitalisme financier.
Pourtant, grands patrons et petits entrepreneurs continuent de favoriser les politiques qui leur tiennent des discours hyper libéraux. Joe le plombier n'a que 40 000$ de revenus et n'a rien a gagner dans la politique à laquelle il souscrit.
Le moteur d'une telle attitude est à trouver dans le refus d'appartenir à une unique classe moyenne que propose la gauche.

On nous a assez rabaché que le libéralisme bien compris était anglo saxon et certes: il faut trouver son origine dans la tradition germanique des tribus composées d'hommes libres. Souvenez vous du vase de Soissons, cette légende qui rapporte que l'evéque aprés le pillage de la ville demande à Clovis la restitution des objets du culte et que celui-çi y consent. Mais un guerrier franc se dresse et s'oppose à son chef à qui il rappelle qu'il n'est que l'égal de chacun içi et que le butin devra être partagé équitablement entre tous.
Dés lors, lorsqu'un privilége même exhorbitant est accordé au prince, chaque homme libre le revendique pour lui, même si sa capacité d'en jouir est largement limité par sa condition sociale.
lorsque la Constitution française proclame que tous les hommes sont libres et égaux, elle n'est en rien révolutionnaire puisqu'elle reprend le vieux code Salique.
Ainsi les chevaliers se tiennent autour de la table ronde pour souligner ce principe d'égalité avec le roi Arthur. Ainsi l'Empeureur du Saint Empire est-il lui aussi élu par ses pairs. malgré la pression de l'Eglise romaine qui impose la reconnaissance de la primauté du Roi. Ainsi, Clovis baptisé devient Roi de droit divin.

Publié dans Economie

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