Vers la fin de la presse écrite. Une bonne nouvelle pour les écolos ?

Publié le par borneo


















Le Christian Monitor aux Etats-Unis vient de décider de renoncer à sa publication papier et ne maintiendra que sa présence Web. Le New York Times est en quasi faillitte et un site spécialisé suggére un plan de redressement conduisant à terme à 600 licenciements (d'aprés un autre article) accompagné de la vente de son siége . Le New York Post plus confidentiel a mis la clef sous la porte. D'autres titres dénoncent leurs abonnements aux agences de presse.
Même en période électorale, partout la diffusion de la presse écrite s'étiole.
 Dans notre pays, on connait la situation de précarité des principaux organes d'information qui ne subsistent qu'à grands coups de subvention et par le soutien de grands barons d'industrie, certes pas en pure perte car ils se payent en influence sur les débats.
Mais la tendance est claire, Dés lors que la concurrence sur le marché du télephone mobile aura été rétablie (aucune chance sous l'actuel président), et que les tarifs permettront un accés illimité au Web pour un forfait résonnable, l'écrit sur papier aura vécu.

La forêt peut dire merci aux nouvelles technologies !

Mais pourrons nous toujours avoir accés à nos grandes plumes ? Les journeaux ont toujours mis en valeur face à leurs annonceurs le chiffre de leurs circulations plutôt que celui de leur tirage.

Or, en France, Il semble que de façon majoritaire, sous la pression des journalistes et du sacré droit d'auteur on se dirige vers l'internet payant: Mediapart, Politis, Schneiderman et son arrêt sur images, le journal Sud-Ouest et la plupart des publications en ce qui concerne les archives ont choisis une formule vérouillée aux seuls abonnés. Ici pas de notion de circulation: un abonné equivaut à un lecteur unique. Et en pratique seuls les institutionnels et les hauts revenus sont susceptibles de consentir à une souscription. Les pages gratuites quand elles existent sont fabriquées de maniére quasi robotique à partir des dépêches d'Agences.
La presse belge va plus loin qui refuse même d'être référencée par les moteurs de recherche comme Google ou Yahoo, dans sa recherche de NDA, Near Death Experience.
Certes nul ne songe à comdamner la recherche d'un business model de la part de ces professionels, mais tout démontre que celui-çi est "defective by Design". Quand bien même ils y trouveraient une quelconque indépendance financiére, elle se paye au prix d'une perte d'influence dramatique. Les références à Bakchich, libre d'accés, surpassent désormais largement celles à Schneiderman dans la sphére politique !

Aux Etats-Unis, les souscripteurs de tels sites cotisent abondamnent pour leur permettre de rester libre d'accés et de gagner la plus large audience (Media Matters, Think Progress.), en France patrie de l'individualisme même et surtout de gauche le militant s'offre un privilége exclusif : voir Politique hebdo). De même le parti socialiste aura-t-il expulsé fissa les nouveaux militants à 20 €uros devenus des SPF, sans parti fixe. Elitisme revendiqué haut et fort du "vrai" militant contre ces méprisables dilletantes qui leur font l'affront de demander la parole sans consentir à l'année probatoire de silence des apprentis.

Celà conduira inévitablement à les marginaliser au profit des grands médias gratuits, chaînes de télévision, presse gratuite, sites aggrégatifs de blogueurs et organes d'influence comme le Wall Street Journal que Murdoch s'est empressé d'ouvrir à l'internet !

Dans cet enssemble on constate que les seuls contre pouvoirs reposent désormais sur les citoyens eux-mêmes par le dynamisme des sites aggrégatifs de bloggeurs ( Rue 89, Le Post,...) Celà reste marginal face aux chaines de Télévision, mais en même temps les blogueurs ont un poids non négligeable sur l'audience des chaines ! Les divers "shows TV" politiques les plus partisans ont explosés l'audience  aux USA (Keith Olberman, O'Reilly..)

La campagne électorale américaine l'aura sans doute encore démontrée. Si les candidats de droite sont beaucoup plus dépendants, comme Sarkosy qui  monopolise les temps d'antennes de l'information TV, la voix militante s'exprime désormais à travers le Web.

Ainsi, en moins d'un an le Huffington Post ou Drudge report ont explosés leurs chiffres de fréquentation. L'influence de la gauche "libérale" américaine s'est construite autour de sites comme Think progress, Daily Kos, ou Move On.
Le président Sarkosy s'est empressé comme d'hab de se positionner en chevalier blanc de la presse écrite d'information. Au regard du niveau déjà élevé de subventions pour des diffusions de plus en plus confidentielles, celà revient à conforter encore un privilége de  classe, celui des intellectuels aisés qui lisent une presse payante.

J'ai proposé déjà sur ce blog trés confidentiel, de transformer cette libéralité sous une forme de licence globale à la carte. Que chaque citoyen dispose d'un petit pécule issu de sa feulle d'impôt qu'il puisse librement porté sur l'organe de presse de son choix dés lors qu'il aura choisi de rester libre d'accés en ligne et que cet abonnement permette au souscripteur un avantage supplémentaire comme par exemple des tirages papiers de photos, de caricatures ou des textes de référence.

Ma fille dispose d'un abonnement chez Universal Musique qui lui donne accés à, sauf erreur de ma part,  cinq morceaux gratuits par mois. Pas plus que la plupart de ses amis, elle n'a fait usage de cette facilité enrobée de DRM. Elle préfére s'échanger des videos You Tube ou les morceaux de musique de leurs CD sous forme de MP3 à partir d'un portable Bluetooth. Pourtant son budget "Objet musical" a explosé l'an dernier en faveur du groupe Tokyo Hôtel. Posters, DVD, concerts, revues, elle aura souscrit à tout ce qui était disponible épuisant à ses  limites les libéralités familliales dont celles de ses grands parents. (cette période est désormais fini: sic transit).

Et c'est un autre aspect qu'il convient de souligner, l'information indépendante est désormais en voie de disparition. Qu'il s'agisse d'un blogueur ou d'un organe d'information, il doit se glisser dans une équipe de supporters au même titre que les soutiens à un club de football. Le réseau crée ses propres sentiers battus dont il convient de ne pas s'éloigner.

Mais c'est bien l'objet qui garde de la valeur, y compris pour les jeunes générations, là encore à l'exemple des tifosis collectionneurs de maillots et c'est toute la difficulté du bien culturel de trouver ce support dans une économie de biens dématérialisés. Car seules les grandes organisations sont capables de créer et de gérer ce marché de l'objet.

Sauvons nos arbres, mais essayons de préserver la diversité de l'information.

Au fait, avez vous bien commencer votre collection de Siné Hebdo, exemple type d'objet support ?
 
PS: C'est en toute logique avec le sens de cet article, que les blogueurs sachent faire preuve de solidarité avec les sites qui les représentent au mieux, que j'ai proposé cette contribution à la rue 89, passant sur ma réticence à sortir de ma grotte de Néanderthal !
Maintenant, ils ont font ce qu'ils veulent, il n'y aura pas de frustration particuliére.

Publié dans Culture

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