PS, qui sera le secrétaire de la TGR (très grande raclée) européenne ?

Publié le par borneo


Les socialistes se déchirent sous nos yeux pour savoir qui d'entre eux deviendra le premier secrétaire de la TGR qui s'annonce aux élections européennes.

Cette TGR (Très Grande Raclée), avait ruiné la carriére de Michel Rocard en Juin 1994 alors même qu'il venait de s'emparer du poste de premier secrétaire.
C'est un même scénario qui se prépare. Abscent des débats depuis plus de deux ans, obnubilé par ses guerres pichochrolines une majorité semble n'avoir pour stratégie que le TSS (Tout pour Sauver Sarkosy) et le prochain scrutin européen ne peut que confirmer la pertinence de cette stratégie.
Le président vient d'enregistrer un bond de 8% de sa cote et l'extrème gauche sera redoutable sur des arguments sans compromis dans un scrutin qui ne préte pas à conséquence.
Les électeurs modérés quant à eux conclueront dans la surenchére à gauche qui se profile du manque de sérieux de l'alternative proposée.

Pourquoi donc, Ségoléne Royal propose t-elle sa candidature en substitution de celle de Vincent Peillon ? Assurément parce qu'elle est a constaté l'impossibilité pour sa motion de réunir une majorité.
Le seul bénéfice du Congrés qui s'annonce sera donc de sortir battue par la coalition des éléphants et de prendre date pour aprés la TGR européenne.

Soulignons qu'aucune des deux stratégies en jeu ne présentent un quelconque intérét. Rechercher l'alliance des cadres demo chrétiens de droite ou celle des cadres anarchos-alteros- troskistes, c'est  bonnet blanc et blanc bonnet.

Ce qui est en jeu c'est l'existence d'un parti populaire, voire populiste, de gauche qui est la vocation même du PS.

Sinon, on peut le dissoudre comme le constate justement Mélanchon et laisser la place sur ce créneau au parti démocrate.

MAJ :(issu d'un commentaire que j'ai fait sur un post de Guy Birenbaum)
Et oui, le champ du populaire ne doit pas être abandonné à l'adversaire sous prétexte que ce serait une notion de droite.
Face à Arthur et ses émissions racoleuses, le service public aligne lui aussi des émissions populaires, Michel Drucker ou Patrick Sebastien.
Si nous ne voulons pas demain voir des partis populaires d'extrême droite ou simplement de droite rafler la mise, il convient d'occuper aussi ce champ de bataille.
Cela revient à accepter d'utiliser un langage, de choisir les mots qui sont entendus par la majorité de nos concitoyens de la classe moyenne. Cela revient à ne jamais perdre de vue leurs préoccupations principales: le pouvoir d'achat, la paix, l'avenir de leurs enfants.
Cela revient aussi parfois a prendre au sérieux des sujets populistes comme les amendes des radars qui ne peuvent être contestées ou l'avenir des lieues de vie comme le troquet du coin que l'interdiction de fumer condamnent à la fermeture.

 

PS: photo: parti socialiste CC BY NC ND flickr.



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naiko 12/11/2008 20:57

Oui, on peut toujours imaginer ce scénario..Mais ce qui m'étonne dans ce genre d'hypothèse, c'est l'importance qu'on attribue au MODEM, comme s'il existait. Or le Modem techniquement, qu'est-ce que c'est? Personne ne le sait vraiment. Les candidats ramassés ça et là pour devenir, aux muncipales, des conseillers municipaux de rencontre, n'ont pas de ligne politique commune, cohérente. La seule ligne du Modem c'est une incarnation, celle de son Président, Bayrou. Regardez le site du Modem : rien, à part les déclarations de FB. Donc pour un leader socialiste responsable, parler d'alliance possible avec le modem, ça n'a plus de sens en novembre 2008. D'alliance au centre peut-être. Mais où est le centre? Qu'est le centre?

borneo 13/11/2008 00:18


bonjour Naiko
Celà me semble exact ! Pas plus de sens que de courtiser une nébuleuse Alter
La vocation du PS est d'être le grand parti populaire à gauche
voir la MAJ.