Mercredi 19 novembre 2008
Si on mettait les pieds dans le plat ?
Lors de l'affrontement Jospin-Chirac, il s'est produit deux événements au premier tour.
Le faible score du président sortant comme si certains Balladuriens avaient choisis l'extréme droite.
Le score ridicule du candidat socialiste qui en vérité n'a pas receuilli les suffrages des banlieus populaires et qui aura du affronter un socialiste fort "gaulliste": Jean Pierre Chevénement
Il y avait un contexte à cela si on se souvient bien: Chirac apostrophant le service d'ordre israélien et en contre point Jospin se faisant siffler par les palestiniens.
Jacques Chirac dans l'affaire d'Irak a prouvé qu'il demeurait fidéle à la politique Gauliste d'indépendance de la France.
Et voici l'élection présidentielle qui voit s'affronter Nicolas Sarkosy et Ségolène Royal. Au cours de la campagne une polèmique naitra à propos de la rencontre de la candidate avec un député du
Hamas. Si Ségolène qui a pris Chevénement comme conseiller fera un carton dans les banlieus, contrairement à Jospin, de nombreux Jospinistes comme Allégre font les yeux doux a Sarkosy et Besson
trahit en chemin.
Nicolas Sarkosy a peine élu, proclame un retour à une politique atlantiste, avec réintégration dans le commandement intégré de l'OTAN et envoie de troupes en Afghanistan. Son ministre des affaires
étrangéres est un socialiste, Bernard Kouchner, comme d'ailleurs son ministre des affaires européennes. Exit le gaullisme et les gaullistes. Et Dominique Strauss Kahn, dont l'ardeur a défendre la
candidature socialiste s'est révélé assez tiéde, se retrouve propulsé au FMI.
Alors la question mérite d'être posée : si la ligne politique du TSS, loin d'être basé sur une fracture de politique économique intérieure ou l'alliance avec le Modem trouvait son fondement sur la
politique de soutien (non avoué) à l'atlantisme de Jospin? Mais ce n'est pas un argument avouable auprés des militants: les motions sont largement discrétes en matière de politique
étrangère.
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