EDF SUEZ GDF liberons la puissance publique

Publié le par borneo

                        Lorsque l'Etat a souhaité developper une politique de santé dans le domaine du tabagisme, il s'est trouvé confronté à cette contradiction qu'il était, à travers la Seita nationalisée, le premier producteur du pays et qu'avec son réseau de débitants, le distributeur unique du produit.
                        
La privatisation a permis de résoudre la situation au profit de la santé des citoyens.

                         Lorsque Dominique de Villepin propose de privatiser GDF, alors qur le Parlement avait voté un engagement contraire, il croit pouvoir s'en sortir en promettant de garder à la puissance publique le pouvoir de fixer le tarif du gaz.. Dans le sens d'une gestion "sociale" du prix de l'énergie en faveur des classes défavorisées. En réalité, on ne peut faire plus beau cadeau à l'exploitant privé.

                         On voit combien, cette situation à la française ou tout est mélangé interdit dans les faits le développement d'une vrai politique de l'énergie.

                         Evacuons pour commencer l'argument social, il ne constitue qu'un alibi, même pas drôle. Un tarif préférentiel est parfaitement possible à travers la création de ticket énergie sur le modéle du chéque vacances. Avantage, on peut éventuellement donner le choix au bénéficiaire de choisir un ticket "énergie verte", assortie d'un bonus. Je lisais récemment un article de Christian Lehman sur son blog ou il se réjouissait de bénéficier d'une énergie à bon marché grace à EDF nationalisé. Et il soulignait que les industriels ayant "privatisés" leur facture avaient subis une augmentation de 38 %. Si christian Lehman devait payer lui aussi son énergie plus chére, peut-être songerait-il à installer sur son balcon une quelconque éolienne ou a équipper ces volets de panneaux solaires.

                         En fixant réglementairement, le prix de l'eau, le prix de l'éléctricité ou du gaz, on ne peut en effet faire plus beau cadeau à l'exploitant privé. La puissance publique renonce de fait à toute indépendance dans sa politique énergétique au profit de monopoles qui  imposent dans les faits et celà sans débat  parlementaire, sans  consultation citoyenne  leur choix stratégique : nucléaire  ou énergie fossile. La conclusion de contrats d'approvisionnement gazier d'Etat à Etat avec l'Algérie ou la Russie imposent par ailleurs une "consommation imposée" de cette énergie sur le long terme.

                         Les monopoles jouent sur du velours. C'est la garantie d'une rente pérénisée..

                         Ainsi en va-t-il des fumeux bilan énergie lors de la construction d'un pavillon proposé par EDF ou GDF. Il s'agit là de l'organisation d'un marché captif sous couvert d'économie d'énergie. On rajoute 2 centimétres d'épaisseur de laine de verre et on souscrit pour vingt ans de consommation irresponsable.

                         A l'entrée d'une grande surface de bricolage, j'ai pu constaté qu'un enssemble d'eau chaude solaire était proposé au prix de 2000 euros. Capteurs et ballons inclus. Dans mon quartier, un chantier proclame une technique de chauffage par échange thermique garantissant une facture de 400 euros seulement par an.
                         Ce sont donc des techniques alternatives parfaitement compétitives dés lors que le prix de l'énergie demeure proposé au prix du marché et non régulé en faveur de la consommation des énergies fossibles.
                         Ces prix régulés à la baisse ne permettent pas, disons le encore une fois, de financer la déconstruction des centrales nucléaires obsolétes, dont la charge est laissée à nos enfants.
                         La constitution d'un fond indépendant de réserve obligatoire semble donc s'imposer en cette matiére, de maniére à garantir que l'augmentation du prix de l'énergie ne gonfle pas que les profits des Multinationales mais alimente effectivement la gestion à long terme de nos investissements responsables.

                         l'indépendance de la décision en matiére d'énergie impose donc l'indépendance du décideur comme dans le cas du tabac.

                      Le pavillon représente aujourd'hui 35 % de l'habitat. On peut en 20 ans, à l'occasion des ventes et des constructions neuves le rendre totalement propre en matiére de consommation énergétique. Par exemple, en liant les "Bonus bancaires", liés aux préts, à l'installation d'un équipement efficient en matiére d'énergie renouvelable. C'est possible à condition  que le décideur public puisse agir en toute indépendance.

                   La création d'une "haute autorité de l'énergie durable " s'impose, garante que les ententes, les contrats d'Etat à Etat ne font pas obstacle à la nécéssaire reconversion énergétique, et à la politique d'économie nécéssaire.


si tu touche à mon EDF, je privatise ma facture

                        

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