l'abstention, l'objectif second des campagnes électorales

Publié le par borneo

               
Nous avons tous à l'esprit que les campagnes électorales ont pour but de convaincre l'électeur de voter pour un programme et un candidat. C'est rarement le cas.
Aux Etats-Unis, l'essentiel des budgets de communication politique sont consacrés aux messages négatifs, de dénigrement de l'adversaire.
Bien que le phénoméne soit beaucoup plus discret en france, du fait de l'interdiction de la publicité politique commerciale, c'est pourtant le fondement des stratégies politiques.
En effet, le déterminisme sociologique du vote, le poids des traditions culturelles assurent à chaque camp, d'élections en consultations un matelas de suffrages à peu prés constant. Le citoyen vote comme un veau selon De Gaulle ou comme un mouton, si vous préférez (je n'avais pas d'image de veaux, surtout), sans souçi des programmes à lui exposés  par les candidats.  Il vote  pour son camp.
La probabilité de faire basculer un électeur de l'UMP vers un vote à gauche est tout a fait restreinte
et vice versa.
Par contre, instillé suffisament le doute dans l'esprit d'un électeur de l'UMP sur la nature de la candidature de Nicolas Sarkosy afin qu'il s'abstienne le jour du vote n'est pas un objectif hors de portée.
et vice versa
Hors ces stratégies sont le fait le plus souvent des "amis" des candidats.
Valéry Giscard d'Estaing vient de confirmer la visite que jacques Chirac fit a François Mitterrand afin de lui indiquer son souhait de barrer la route au candidat de la droite.
On se souvient que Georges Marchais avait une préoccupation identique en ce qui concerne l'hypothése de l'élection de François Mitterrand.
Jacques Chirac fut le plus efficace en ce qu'il parvint à convaincre suffisamment d'électeurs gaulliste de ne pas se rendre aux urnes.

La seule préoccupation d'Arlette Laguillier est de convaincre de braves militants de gauche de ne pas participer au scrutin final. Et c'est peu ou prou le mot d'ordre dans la nébuleuse de l'extréme gauche.

Cette élection, sans doute plus qu'aucune autre auparavant verra cette stratégie mise en oeuvre. A l'intérieur des deux camps, le groupe minoritaire, gaulliste de tradition à droite, révolutionnaire à gauche, tentera par tous les moyens de dissuader les électeurs de son propre en camp de se porter aux côtés du champion.
Surtout s'il s'agit de Nicolas Sarkosy et de Ségoléne Royal.

Moi-même d'ailleurs, s'il advenait que Laurent Fabius.....

Non, je rigole, que le meilleur gagne !

Publié dans Politique france

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