Projet d'Appel

Publié le par borneo

le peuple français a rejetté le projet de Constitution, je crois que nous ne devrions pas nous résigner. C'est pourquoi, je vous propose l'ébauche d'un Appel aux peuples européens. Faites moi connaitre votre avis et vos commentaires. n'hésitez pas à placer un lien sur ce projet. Si vous disposez d'un site qui pourrait reprendre ce texte dans la forme définitive que nous lui donnerons faites le moi savoir.

Antoine Vallet

 

Appel aux peuples européens pour poursuivre la construction européenne à travers l'adoption de la Constitution.

Le dimanche 29 Mai, le Peuple français à rejeter par référendum le projet de Constitution européenne pour lui-même. Bien que fervents partisans de son adoption, nous respectons ce vote.
Cependant, il serait incompréhensible que 9% des européens (poids définitif du vote français au regard du traité de Nice, qui demeurera désormais pour la France la base de sa relation avec l'UE) puissent revendiquer le droit d'interdire à 91 % de leurs concitoyens européens le droit de se prononcer.

Les 450 millions d'européens doivent conserver leur droit souverain à l'expression quant à l'avenir de la construction européenne.

Si le OUI l'avait emporté, de plus, celà n'aurait en rien garanti que la France aurait été toujours présente au moment de l'entrée en vigueur de la Constitution.

La Constitution prévoie en effet un droit de retrait de chaque pays. En conséquence, elle ne saurait dépendre des aléas électoraux nationaux.

Un nombre important de partisans du Non français, se sont prononcés en outre pour une Europe à géométrie variable, à plusieurs cercles. Il est donc naturel que le cercle de ceux qui sont attachés à plus de démocratie, à plus de justice sociale pour l'Europe aille de l'avant.

Le moment venu, la France aura à décider du statut qu'elle souhaite dans l'Europe sachant que les forces politiques qui animent le Non peuvent gagner les prochaines échéances électorales. Il appartiendra alors à ceux qui auront obtenu la confiance des électeurs français de formuler leurs propositions: soit un statut d'Etat associé, soit d'adhérer à un cercle moins contraignant avec ceux des autres pays qui pourraient avoir eux-aussi rejeter le projet sur les mêmes bases politiques.

Pour notre part, nous ferons tout pour qu'elle choisisse la solution la plus contraignante en termes d'exigences démocratiques.

Nous croyons en l'avenir d'un continent de Paix, de prospérité et de justice sociale. Nous vous demandons de continuer, non pas sans La France, ni contre la France, mais en nous attendant, car nul ne doute que le peuple français ne sache retrouver un jour les voies du dialogue ouvert et généreux avec ses voisins.

lien de cet appel http://oui-europe.over-blog.com/archive-05-29-2005.html

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kOz 04/06/2005 22:05

Hello. J'ai essayé de faire un trackback, vu que ma réponse risquait d'être longue. Mais visiblement, je ne comprends rien à la technique. Donc voilà mon commentaire :

J’avoue être malheureusement sceptique et craindre que le NON que nous avons opposé au Traité, suivi du non hollandais, ne “libère” d’autres NON. Des NON décomplexés, des NON peu responsables, des NON de ceux qui penseront que le mal est fait. En soi, toutefois, c’est bien le processus de ratification qui se poursuit.



Il me semble que le véritable appel à lancer est bien celui de poursuivre énergiquement dans le sens de la construction d’une Europe politique, même si cela peut sembler donner raison à des NON inconséquents.




Tu m’interesses (la suite…) >



Comme le disait Julien Dray dans La Croix, hier, il est fort probable que Fabius soit, historiquement, celui qui aura tué l’Europe politique. Lourde responsabilité. Mais par son intervention, il aura provoqué l’enchaînement qui aboutira certainement à une collection de NON incontournable.

Mais passons sur ce personnage méprisable, dont les convictions fluctuent au rythme de ses ambitions.

Je crains fort que les partisans du NON, persuadés oeuvrer dans le sens d’une Europe politique, en aient été les fossoyeurs inconscients. Ce que nous disions – je me permets de m’inclure dlm où j’ai passé un certain temps à argumenter en privé, sur le Net ou ailleurs – va malheureusement se réaliser. Ce Traité allait dans le sens d’une Europe politique. Je reste convaincu qu’il allait aussi dans le sens d’une Europe sociale. Aujourd’hui, ceux qui l’ont négocié, ceux qui l’ont défendu, sont décrédibilisés. Et ce n’est pas Villiers et Besancenot qui peuvent, de concert, défendre une alternative cohérente.

Nous savons déjà que l’Angleterre n’est pas favorable à une Europe politique. Je lisais hier que la droite polonaise se réjouissait du “non” français. Angleterre, Pologne… et d’autres encore.

Aujourd’hui, nous avons donc une démarcation entre ceux qui persistent à souhaiter une Europe politique et ceux qui entendent se saisir de cette crise pour restreindre l’Europe à un Marché commun.

Alors, s’il y a un appel à lancer, je pense que c’est un appel au courage, à la volonté qui doit être lancé à nos représentants afin que, malgré les boulets qu’ils portent aux pieds du fait du vote français, l’idée d’une Europe politique ne soit pas abandonnée.

Tant pis si cela doit conforter les tenants du NON dans quelques années, qui pourront excuser leur NON en prétendant qu’ils ont remis l’Europe sur de bons rails. Nous savons que ce ne sont pas Jean-Marie et Marie-Georges qui prendront leur bâton de “pélerins” (ça leur va aussi mal à l’un qu’à l’autre) pour faire avancer l’Europe. Pour les générations futures, et contre tout calcul politicien qui voudrait montrer aux NON la conséquence de leur vote, l nous faut persister dans la construction de l’Europe politique.

Loïc Talmon 01/06/2005 18:07

Cher borneo,

J'espère que votre appel sera entendu, même si je pense que les autres Etats membres de l'Union européenne n'ont pas besoin des leçons de la France pour faire des choix avisés. Ce qui est stupéfiant dans certains des commentaires à votre appel, c'est cette idée que la France a fait "oeuvre utile" en refusant de ratifier le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, s'érigeant ainsi en héraut d'un mouvement révolutionnaire inédit. Comme si la France avait de quoi se poser en exemple politique à suivre par le reste du monde.

Le vote du 29 mai dernier n'est que le dernier acte pathétique d'une pièce intitulée "l'exception française".

http://proeuropeen.xooit.com 31/05/2005 07:33

Que la majorité des francais est voté non, ne me fait pas changer dŽavis...je continue à penser que la construction dŽune europe politique est necessaire et un espoir pour notre pays.
Le non francais ne met pas fin au projet de constitution, pour cela il faudrait quŽau moins 5 pays vote non (ce qui est possible).
En tout cas je ne pense pas baisser les bras mêmes si je me sens un peu coupable de ne pas avoir assez défendu lŽEurope ces dernières années auprés de ma famille et de mes amis.

JŽai crée un forum pour rassembler les proeuropéens comme moi qui veulent dŽune europe politique et continuer le débat dans lŽespoir de trouver des solutions pour convaincre les francais des bienfaits de lŽEurope.

http://proeuropeen.xooit.com

LŽEurope a perdu une bataille mais lŽEurope nŽa pas perdu lŽespoir.

laurent 31/05/2005 01:56

oui tout a fait je suis d'accord domoage d'etre dans le camps des "anti" quoi

borneo 31/05/2005 00:20

Personne ne pensait vraiment que les 25 pays allaient approuver la Constitution. Les exemples précédents le prouvent. Tout à tour les Danois, les irlandais, ont refusés telle ou telle avancée. On s'attendait généralement à ce que les anglais disent NON. C'est pourquoi l'annexe 30 a prévu ce cas de figure. La surprise est que la France dise NON. Mais je pense que la Constitution garde ses chances.