Le grand soir des révolutionnaires

Publié le par borneo


               


















photo by Lorentey CC



La Révolution en termes politiques désigne la prise de pouvoir s'appuyant sur la révolte du Peuple à travers une organisation révolutionnaire.
La Révolution fasciste de Mussolini et le parti fasciste
La révolution nationale socialiste avec le parti du même nom et l'organisation para-militaire de la SA, bientôt liquidée au profit de la SS.
La révolution culturelle maoïste s'appuyant sur l'organisation des gardes rouges organisé par la bande des 4.
La révolution castriste et ses groupes de Guérilla de la Sierra Madre, conduite par Fidel et le "Che".
La révolution islamique de l'Ayatollah Khomeini

Dans nos démocraties, même au Venezuela, Chavez, élu démocratiquement semble patiner pour créer la force révolutionnaire bolivarienne capable de péréniser son pouvoir et son leadership.

En France, nous voyons bien poindre la Révolte du Peuple, mais en dehors des militants d'Action directe qui croupissent dans les geoles et qui ont tentés de monter une action révolutionnaire somme toute dérisoire, nous pouvons chercher, nous ne trouverons pas l'ombre d'une organisation révolutionnaire.

Par contre on peut  discerner assez bien des forces qui ne demandent qu'à se cristaliser autour d'une contre-révolution qui trouverait sa légitimité dans quelques révoltes populaires habilement dénoncées. Comme le fit Thiers avec la Révolte des Canuts.

La droite dispose de bien plus qu'une béquille sur son extréme droite. Le recrutement de l'armée demeure assez proche de celui qui avait permis le putsch des généraux et l'OAS. L'occident chrétien du pape fournit un support moral. Un gaulliste y fait souvent figure de dangeureux "révolutionnaire".

Qu'un parti politique puisse aujourd'hui désamorcer la Révolte qui gronde, j'en doute fort.

Mais que quiconque puisse prétendre lever à gauche la force révolutionnaire capable de réaliser une prise du pouvoir est risible. En jaune je vous l'accorde.
Pour la raison toute simple que le Pouvoir ne contrôle plus rien, et ressemble à une baudruche que l'on agite devant les foules esbaudies. L'effondrement du pouvoir, bien que prévisible, n'est pas de nature à changer la donne.

Car que continuons nous à appeler le pouvoir ? L'Etat, que vous pouvez qualifier de "bourgeois" si celà vous chante. On en voit bien l'aspect  risible, l'Etat ne conserve plus que des reliquats d'autorité et ceci à travers essentiellement des multinationales trés "nationales".

Paradoxalement, les seuls vrais révolutionnaires sont les financiers du Capitalisme, seuls en mesure de ruiner le systéme a force de présomption.

Enron, les fonds de penssions en faillite les uns aprés les autres (6 milliards de dollards  pour le dernier Amaranth Advisors), les banques chinoises en surchauffe fondées sur l'esprit du jeu, sport national et la spéculation menacent allégrement le systéme plus que Ben Laden. En France, le crédit Lyonnais illustra ce monde agonisant

                      Les régimes révolutionnaires que j'évoquais sont le fruit d'une catastrophe économique, ex La guerre de 14 pour la révolution russe de 1917. Ils se battent en réalité pour s'approprier sur une base idéologique ou religieuse les dépouilles de l'ancien systéme. Pour souvent tenter de le sauver ce en quoi, ils s'apparentent à une contre révolution. Mais leur seule fonction est d'en faire table rase. La Révolution communiste en Russie a pour objet de liquider l'empire du Tsar, l'épisode stalinien, tentative d'y surseoir, ne pourra éviter qu'elle finisse par s'accomplir avec Gorbatchev qui se résoud à liquider le cadavre.
Le monde nouveau de Poutine hérite de la Russie.

Sur l'échec de Rosa Luxembourg, le national-socialisme fera la preuve dans l'absurdité de la guerre que l'Allemagne de Bismarck est bien morte.

                        Autrement dit, les révolutions islamiques, fascites ou communistes s'apparentent dans la wild Life à l'apparition des vautours autour d'un cadavre en putréfaction. Les révolutions ont une fonction de Poubelles de l'Histoire. Sans plus.

                        Croire en la Révolution est donc risible, mais croire au Capitalisme, ma mére tu meurs !

Imaginer notre futur C'est donc penser l'aprés de la Révolution ! Et s'interroger sur la nature du cadavre que convoitent les vautours.

Désormais le cadavre est l'Etat-nation. Certes les révolutions Bolivariennes semblent se fixer pour objectif, bien au contraire de le restaurer sous une forme populaire, multipliant les nationalisations. Mais elles ne peuvent y parvenir. Elles liquident tout au plus les entreprises "mixtes", c'est à dire capitalistes à base nationale. Les seules forces,  bien qu'agonisantes de ces Etats.
La Révolution chiite en Iran qui tente de sauver l'Etat national Iranien, semble s'opposer à la guérilla islamique de Ben Laden qui a mis la liquidation des etats arabes traditionels dans ses objectifs au profit du Califat. Toutes deux ont pour point commun de s'affairer autour de charognes en putréfaction.

Le cadavre, c'est bien plus encore la mutinationale a base géographique, puissant ses forces sur l'Etat national. Certes, de telles entreprise basées aux USA semblent en mesure de résister, c'est une illusion.

Les Révolutions, islamique, bolivarienne, alter, qui se développent sous nos yeux n'annoncent que la liquidation des frontiéres culturelles, économiques, la chute des etats-nations et des entreprises "nationales".

Mais de la Révolution ne surgit jamais la forme de l'Etat-nouveau. La Révolution culturelle chinoise ne permettait pas d'imaginer la Chine capitaliste d'aujourd'hui. Elle en était pourtant le préalable indispensable.

A ceux qui pensent que l'aprés révolution ne saurait être que le capitalisme mondialisé, avouons qu'il est trop tôt pour le savoir.

L'aprés Etat-nation demeure à inventer. Les théories des réseaux rendent sans doute mieux compte du monde futur.

Le modéle économique inauguré par Peugeot et son PDG, la multiplication des coopérations sans domination capitaliste est sans doute précurseur.

100 000 consommateurs citoyens qui ont choisis d'acquérir la Toyota Prius hybride ont imposés la révolution : imposer aux politiques, même le plus réactionnaire comme Schwartzeneger à siffler la fin de partie. Modification des régles du jeu qui conduit soudain a des alliances économiques a finalité écolos.

Ne sommes nous pas mort de rire ?

 

 

Publié dans mondialisation

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