Melenchon plaide pour une vrai gauche de gouvernement

Publié le par borneo






















                        Le sénateur Socialiste Mélenchon a manifesté dés l'annonce du résultat de la consultation des militants désignant Ségoléne Royal comme candidate de son parti à l'élection présidentielle son refus de s'y soumettre.

Il vient dans une interview au magazine Politis, qui est sauvé, partiellement consultable en ligne d'en donner les raisons.

La décision fait l'impasse sur le mouvement du Non à la Constitution européenne.
La candidate ne prendrait pas en compte ce vote majoritaire à gauche (mais minoritaire dans le parti).

            Ce qui est sans doute paradoxal, puisque nous sommes tous dans l'obligation de constater que l'Europe est au point mort et que nul plan B émanant des leaders de la campagne du Non n'a été développé et que les partisans du OUI n'ont à ce jour su imaginer une alternative à la situation de blocage.
Le coup d'arret à la construction européenne semble suffire à ses partisans. Ce sont donc les tentatives éventuelles de trouver un fonctionnement minimum à l'institution européenne sans Constitution qui sont rejettés par avance. En celà Mélenchon semble proche du FN qui réclame un retrait pur et simple de l'Europe et une renonciation à l'Euro.

                Certes Jean Luc Melenchon dessine bien une Europe de ses voeux en pointillé, une Europe Jacobine dont un exécutif fort maitriserait l'enssemble des leviers économiques, de la monnaie aux contributions fiscales et réglementations sociales. Europe jacobine dont aucune fédération au monde, USA, Canada, Brésil pourtant intégrer depuis bien plus longtemps n'a montrer l'exemple, bien au contraire. Les tentatives centralisatrices provoquant immédiattement des réactions séparatistes. Les leaders boliviens et Vénézueliens se trouveront sans doute confrontés avant peu à des situations de ce genre les conduisant sans doute à tenter de forcer leur destin vers un systéme autocratique.

         Le Pakistan, dont naguére le Bengla-Desh fit sécéssion pourrait en témoigner.

La décision a été obtenu par le vote massif de nouveaux militants ayant récemment adhérés lors de la campagne dite des "20 euros". Ces militants nouveaux n'ayant pas reçu une formation adéquate n'aurait pas su juger de la ligne politique mais se serait prononcés sur la base du seul choix de la personnalité des candidats. En un mot, ces militants ne peuvent être confondus avec les vrais militants, constitutifs d'une avant-garde révolutionnaire dans le prolétariat, tel qu'est défini le Parti dans la vulgate Léniniste.

La candidate choisie par le parti proposerait une destructuration de la République en s'appuyant sur les régions. L'atomisation des décisions au niveau de ceux qui les subissent constituerait un déni de la démocratie jacobine dont les seuls élus nationaux sont les détenteurs  légitimes.

Sur ces bases on l'aura compris, le Sénateur Melenchon ne saurait donc se soumettre à la décision des militants de son parti.

Il plaide donc pour la constitution d'une deuxiéme jambe à la gauche, une vrai gauche qui saurait le moment venu établir le rapport de force nécéssaire à l'établissement d'un contrat de gouvernement.

Cette gauche là, Melenchon se verrait bien la conduire à la bataille.

Et ici, il nous faut observer que le leader de la gauche de la gauche du PS, définit en réalité une deuxiéme gauche de gouvernement, disputant à une troisiéme gauche, celle d'Arlette et d'Olivier qui refusent tout compromis, par essence contre-révolutionnaire, les dépouilles du Parti communiste.



Bon, donc notre bon Jean-Luc s'en est envolé pour Caracas applaudir à l'élection de Chavez (officiellement comme observateur du processus électoral). Les hasards du calendrier le feront-ils rencontrer sur place Dieudonné Mbala Mbala ?

dont il convient de se rappeler ce communiqué :
"
Dimanche, 6 Août 2006
  
  
Nous saluons la détermination d’Hugo Chavez
Dieudonné Mbala Mbala
Intérieur
Communiqué de presse

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, vient de rappeler son ambassadeur en Israël, compte tenu du génocide dont se rend responsable cet Etat au Proche-Orient.

Ce signe politique fort, vient appuyer la position de non-alignement du Venezuela sur l’axe américano-sioniste.

Le départ de l’ambassadeur vénézuélien d’Israël devrait inciter les autres nations à suivre cette voie, et pas seulement les nations Arabes.

La France s’honorerait en s’alignait sur la position vénézuelienne, alors même qu’elle porte une importante responsabilité dans l’agression israélienne, directement liée à l’alliance franco-américaine contre la Syrie.

Ce n’est que par la multiplication de tels actes qu’Israël comprendra que sa politique génocidaire conduira à sa perte.

Une fois de plus, Hugo Cavez à montré la voie.

Merci à lui de nous donner quelques espoirs.

Merci à lui de rester un homme libre… nous tâcherons de faire de même.

Le Bureau de campagne Dieudonné Mbala Mbala
Candidat à l’élection présidentielle"


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catherine Guibourg 01/12/2006 17:11

Vous avez bien raison de mettre en exergue la collusion entre les positions de Melenchon et celles du FN, notamment sur l'Europe. J'espère que celà ne déborde pas trop sur d'autres sujets, mais ai mes doutes.
Catherine,  blog "l'Europe dans la campagne"
 
 
 

borneo 02/12/2006 07:02

Voir Melenchon se pamer devant Chavez est significatif.Si l'impérialisme économique des grandes multinationales est particuliérement sensible en Amérique du Sud, si OUI Georges Bush incarne bien la représentation politique de ces intéréts là, on ne peut accepter une grande coalition dans laquelle figurent les Amajihad et tous les faux nez du fascisme et du nationalisme y compris éventuellement serbes ou russes !Alors oui, Chavez compte à son actif des réalisations sociales, a su créer des ruptures nécéssaires. Dans le même temps le fascisme mussolinien issu du "socialisme" comptait effectivement des réalisations "populaires" à son actif.A sa décharge, l'opposition démocratique en collusion avec les intéréts Nord américains ne lui a pas trop laisser le choix des alliances. On peut remarquer cependant qu'il ne sait jamais tourner vers l'Europe, dont les exigences à l'egard d'une démocratisation du régime castriste semblent lui paraitre inadmissible.La vrai lutte se doit de réunir de maniére transversable, des mouvements aussi bien politiques que spécialisés comme Greenpeace, mais qui ont en commun en premier lieu la Démocratie en partage comme bien commun inaliénable.Biens communs, c'est d'ailleurs cette notion essentielle qui est le ferment de toute action. Contre l'appropriation du vivant par le brevet, de l'information ou de la création littéraire, artistique, de l'innovation médicale, mais aussi des territoires et des cultures.Quelque part, la défense de la propriété ou du domaine privé n'appartient pas au politique, mais ressort de la lutte syndicale !