Brulons l'Euro !

Publié le par borneo

La monnaie des européens vient de franchir encore une fois un nouveau sommet contre le dollar. Affaiblissant notre compétitivité face au reste du monde, et favorisant de nouvelles délocalisations.

Cependant, la banque centrale européenne, fiére de son indépendance sous la présidence éclairée de son président mr Trichet, a marquée son mépris des souhaits des citoyens européens en procédant à une nouvelle hausse de ses taux d'intéréts d'un quart de point le 7 décembre. C'est que voyez vous dés que la croissance européenne croise les 2%, il faut de toute urgence la ralentir.

Quand la Chine ou l'Inde flirte avec les 7%

Le plein emploi ou la hausse du pouvoir d'achat des travailleurs ne figure pas dans les objectifs assignés à la BCE  reconnaissons le.


Monsieur Trichet est dans la position du co-pilote d'un avion dont le commandant de bord viendrait d'être frappé par une crise cardiaque. A la tour de contrôle qui lui demanderait de prendre les commandes, il rétorquerait que son rôle est de surveiller le pilote automatique et qu'il entend s'y tenir.

C'est l'Europe qui brule.

Au début 2007, une nouvelle hausse des taux d'intéréts est programmée nous dit-on.

Quand un Con décide de foncer Droit dans le mur, rien ne semble capable de l'en dissuader.

Dans ce contexte, le retour de Jean-Pierre Chevénement dans le cadre de l'action socialiste au côté de Ségoléne Royal est de nature a faire bouger les choses. Ou nos partenaires choisissent de sauver l'Europe ou de laisser l'Euro poursuivre sa folle chevauchée.

Il n'y aura pas de nouveau texte, ou de Constitution adoptée sans concessions à ceux qui ont dit NON, qu'ils soient français ou néerlandais.

Monsieur Trichet pour sa part a choisi, il entend sauver l'eau du bain.

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Catherine Guibourg 13/12/2006 09:32

Je m'aperçois que j'ai réussi à faire passer l'article de Charles Wyplosz 'l'euro-révisionnisme" : il faut cliquer sur la partie lien du commentaire précédent.
Catherine
 

Catherine Guibourg 13/12/2006 09:27

Bonjour,
Il serait temps d'en finir avec la démagogie, voire un certain populisme.
Sur l'euro fort il faut relire l'excellent article de Charles Wyplosz, auquel je souscris complètement.(J'aurai voulu le mettre en lien, mais semble-t-il le système ne le permet pas, mais on doit pouvoir le retrouver sur les moteurs de recherche).
Au delà de la démagogie la question est : pourquoi les autres pays européens de la zone euro réussissent en général mieux que la France, avec les mêmes contraintes européennes ? Il faut y réfléchir et ne pas pratiquer la politique du bouc émissaire, malheureusement devenue coutumière de Sarko à Ségo en passant par Villepin.
En ce qui concerne les taux de croissance, 2% de taux de croissance en Europe  donnent un accroissement de richesse de 400 euros ( davantage en France puisqu'elle est au dessus de la moyenne européenne ) alors que 8% en Inde donnent un accroissement de 12 euros ! J'accuse les journalistes de faire peur à l'opinion en jouant sur les chiffres et en comparant ce qui n'est pas comparable.
Bien sûr que les problèmes économiques et sociaux dans notre pays sont trop souvent graves, mais ce n'est pas en essayant de détruire (au moins verbalement, puisque la France seule ne le peux pas ) les mécanismes sains qui existent au niveau européen que l' on fera avancer le smilblick.  
Cordialement,
Catherine,
blog "l'Europe dans la campagne"
 

borneo 14/12/2006 11:57

Je maintiens mon opinion selon laquelle lorsque le taux de change avec le dollar est par trop défavorable à l'Euro, celà pénalise notre économie. Par ailleurs pourquoi servir un intérêt supérieur à ceux qui par souci de diversification incluent l'Euro dans leur panier de devises en réserve.Quand un particulier achéte des SicaV, il a le choix entre celles à faible taux d'intérét et celles plus spéculative qui lui promettent un gain supérieur spéculatif.Que le Parlement européen puissent déliberer sur l'action de la Banque Centrale ou lui donner une feuille de route économique sur le long terme me parait une bonne chose.Enfin la question est, si les européens se détournent de l'Europe et refusent d'approuver ses institutions ou sera le gain ?A terme nous serions forcé de reprendre notre indépendance monétaire.Or, ce qui est vrai, la Banque Européenne permet de limiter la propension démagogique des gouvernements à accroitre les déficits qui seront à la charge des générations futures. Et en cette année électorale, Villepin n'aura pas hésiter à accroire la facture de 40 nouveaux milliards.Ce qui est en jeu c'est un juste équilibre.Pour ce qui est de l'exemple de L'Irlande qui littéralement vole la moitié de la planéte par une politique de paradis fiscal, c'est trés exactement ce à quoi nous ne voulons pas souscrire. Ainsi Microsoft à transférer, la quasi totalité de sa propriété intellectuelle dans une coquille vide irlandaise, alors même que les travailleurs qui ont produits cette richesse sont pour leur majorité sur le territoire US.Même la grande démocratie libérale américaine s'inquiéte et le Monopole de Bill Gates est désormais soumis à une enquête fiscale.Ne soyons pas plus royaliste que le Roi, sinon plus cons, en donnant aux adversaires de l'Europe les verges pour nous faire battre