Le peuple turque déshonoré par l'assassinat du journaliste arménien Hrant Dink

Publié le par borneo












L'assassinat de Hrant Dink déshonore tout un peuple, tout un pays : la Turquie.

Devant le Génocide arménien que le régime s'obstine à nier, on nous promettait que dans la sérénité, si nous ne faisions pas de bruits, si nos exigences demeuraient modestes, alors nous pourrions enregistrer quelques progrés.

C'est tout le contraire qui vient de se produire.

Et nous ne voyons pas que le peuple turque réagisse à l'appel de ses dirigeants d'une telle façon qu'il puisse laver l'affront fait à son honneur et à sa réputation.

Dans les prochains jours, nous verrons si la Turquie peut encore prétendre se joindre et se fondre dans la conscience européenne, celle des droits de l'homme.

Mais cet acte doit lui faire admettre qu'elle ne peut y consentir du bout des lévres, comme une concession à négocier.

On peut nous dire que ce crime fait le jeu de ceux qui veulent éloigner le pays de l'Europe. De fait, ce sont ceux qui veulent s'affranchir des exigences de la démocratie et du respect des droits de l'homme pour ne conserver de l'adhésion que la perspective d'un deal commercial avantageux qui l'ont permis.

 Droit des arméniens, du peuple Kurde, reconnaissance du Génocide sont désormais les préalables pour laver cette tache sur le drapeau turque.
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