Des contestataires de l'ufologie et des OVNI s'interrogent certains clichés représenteraient le Saint Suaire de Turin flottant dans la blogosphére !

Publié le par borneo












Cet article fait suite au... précédent, n'est ce pas.

J'ai comparé dans la premiére partie de l'article concernant le trés saint suaire de Turin, les partisans de son authentification à un groupe d'ufologues incontrolés.
En effet, si le sujet des objets volants non identifiés ne doit pas être en soi un objet tabou de la recherche, la démarche de la plupart de ceux qui y consacrent une partie de leur temps est loin d'être scientifique.
Ils collectent des données disparates, photos, vidéos, enregistrements sonores, rapports de gendarmerie sans s'apercevoir que cette accumulation ne peut les mener nulle part.
Pour conduire à bien de semblables enquêtes quelques préalables, qui semblent a beaucoup superflus s'imposent.

La premiére condition consiste à élaborer un protocole sur la recherche et les conditions de l'étude envisagée et à constituer le conseil scientifique apte à le diriger.
 
La seconde de s'assurer effectivement de la neutralité des l'opérateurs et de leurs qualifications.

La troisiéme d'étalonner et de contrôler préalablement le bon fonctionnement des instruments de mesure avant toute relevée de données

La quatriéme enfin consiste à constituer le comité de validation des résultats et de leurs interprétations qui devra bien évidemment présenter toutes les garanties d'indépendance vis a vis de l'équipe qui a conduit le projet.

C'est ce qui présida à la formation de l'équipe du Sturp, chargée des recherches scientifiques.
 
Quelle information détenons nous lorsque un quelconque, au hasard, jean Claude Bourret nous affiche un cliché pris par une garde barriére un jour d'été ?

Une seule réelle indication, celle de ne pas perdre notre temps plus avant.

Mais que diriez vous si nos amis des extras terrestres, avant même de nous avoir démontrer l'existence des martiens ouvraient une agence matrimoniale proposant aux terriens célibataires une union inter planétaire ?

C'est pourtant ce que font les amis du Saint Suaire qui d'emblée proposent une évangélisation à partir du Saint suaire de Turin, sans que les études complémentaires qu'ils appellent de leurs voeux aient tout simplement été autorisées par le Souverain Pontife !

Les études et avis qu'ils rassemblent désormais ont pour but de prouver l'historicité du Linceul.

Nous voilà donc en état de juger désormais du dossier irréfutable qu'ils entendent soumettre à notre sagacité. Le site sur lequel, je m'appuirai en définitive est celui-ci:

Je ne me suis pas assigné, vous le comprendrez aisément, la mission de réfuter ou de m'opposer en quoi que ce soit à la FOI de quelques catholiques originaux. S'agissant d'une pratique privée, je respecte trop ce droit pour tenter en rien que ce soit de le ruiner. Mon propos est seulement d'en marquer les limites  en les dissuadant de tenter de me convertir ou de me convaincre par l'envoi de preuves incontournables, dont je me contenterais de soulever la légereté de quelques unes ici. C'est un blog, point un site internet sur le Suaire de Turin.

De la composition du linceul.

L'un des premiers arguments qui d'ailleurs va s'exclure mutuellement avec le suivant et que les experts en textile retrouvent les techniques de travail du Lin oriental, plutôt que médiéval et européen. Et donc dans un raccourci frappant, si le linceul n'est pas européen et médiéval, c'est qu'il date sans doute du premier siécle. Vous voyez la démonstration. Sauf que parfois il se contredise pour l'un (Giraud) la technique de blanchiment avant tissage a été abondonné dés le 8eme siécle, pour l'autre, elle n'est plus guére utilisée au 14 eme siécle !

Question 1: le savon d'Alep que nous achetons aujourd'hui est-il si fondamentalement différent de celui des origines. les techniques orientalles du premier siécle de traitement du Lin ont-elles partout disparu disons 500 ans plus tard ? Quel est le temps historique de propagation du progrés technique.

Question 2: Peut-on par exemple le comparer au tissu du Suaire de cadouin, évoqué précédemment dont nous savons à la fois qu'il s'agit d'un faux et qu'il provient bien de Palestine ?

question 4: Si par extraordinaire, le linceul était authentique, porte-t-on au tombeau les morts dans un drap neuf et onéreux du marché, ou comme je l'ai personnellement vu faire à la campagne, va t-on dans l'armoire choisir une nappe ancienne et un peu défraichi ? Dans cette hypothése le linceul devrait plutôt être plus vieux d'une cinquantaine  d'année voire d'un ou plusieurs siécles que la date de la passion. C'est tout autant un monde de fripiers que de tisserands.
Même observation dans l'hypothése du "Patch" plus récent que le reste du tissu.

question 5: le tissage du Lin se fait-il toujours a partir de fibres fraiches ou
les tisseurs peuvent-ils aussi y incorporer de la fibre ancienne en recyclage ?

question 6: Dans certaine pratique orientale, le linceul ne sert qu'au transport
du corps du lieu de la mort au tombeau, mais le corps est placé nu dans celui-çi, de sorte que le linceul est récupéré. Dans cette hypothése, tous les délires
d'impression par le "flash photographique" de la resurection peuvent être évacués. Ainsi l'illustration du codex de Nay semble bien suggérer celà, le corps est extrait du Linceul avant que d'être placé dans le tombeau !

question 7: Comme on étudie le linceul (le suaire de Turin est en effet un linceul), on en oublie totalement la question du ou des suaires. Si outre le linceul un suaire a été placé sur le visage du supplicié, l'image a tout le moins devrait être moins marqué a ce niveau.

Ces questions sont plus importantes qu'on ne le croie puisque tout ou partie de la démonstration sont le fait de conjonctions qui a peine émises passent au statut de quasi certitude.

Par exemple une experte en textile "Madame Flury-Lemberg, une des meilleures spécialistes mondiales des tissus anciens croit reconnaitre une technique de couture et d'ourlet en usage en Palestine/Israél jusqu'en 79 et le siége de Massada. Cette technique aurait disparu aprés. On est tenté de dire bien au contraire. Les romains chassant les juifs de la terre d'israél pour les disperser à travers l'Empire, cette technique va au contraire se répandre avec eux, tandis qu'en Palestine même aprés leur départ des artisans utilisant sans doute d'autres méthodes vont leur succéder.

La datation au Carbonne 14 donnait une fourchette comprise entre 1260 et 1390.

Pour la contourner on nous propose quatres alternatives, sachant que la qualité du travail des laboratoires est unniversellement reconnu.

1 les calculs fait à partir de la table de résultats sont faux ou mal interprétés.

2 Le prélévement est différent du reste du drap car le suaire en réalité n'est pas homogéne et on sera tombé par hasard sur un morceau de "réparation", un patch.

"Deux auteurs, Joseph G. Marino et M. Sue Benford se sont attachés à en faire la démonstration dans 3 publications.

Leur théorie se résume ainsi : « (…), le suaire a été littéralement « patché » avec du matériel médiéval du 16ème siècle,
Sur la base des estimations visuelles des experts en textile (à partir des modifications dans la trame et la taille des fils), les auteurs font l'hypothèse que l'échantillon C14 était formé d'environ 60 % de fibres du 16 ème siècle (le "patch") et 40% de fibres supposées du 1er siècle."Puisque on vous dit que le Suaire est authentique, autant choisir d'emblée le 1 siecle comme date de référence !"
Ils demandent alors à un expert de Beta-Analytic (la société produisant le plus grand nombre de dates radiocarbone au monde) de calculer les quantités respectives (en masse) de radiocarbone du 1er siècle et du 16ème siècle pour parvenir à une date moyenne de 1210 (moyenne d’Oxford)
l'auteur qualifie cette supputation de "quasi certitude", vraiment pas de chance.

Ces deux contestations semblent s'exclure mutuellement. D'un côté on s'efforce de recalculer les résultats pour vieillir la piéce analysée, de l'autre on accepte la datation mais on affirme que la piéce est différente du reste du tissu !

Mais dans ce cas, on oublie sans doute une autre hypothése, celle de l'évéque, que l'auteur du patch qui se serait procuré un drap ancien qu'il aurait rénové peut aussi être l'auteur de l'impression !

3/ Prouver par une technique différente une date différente.

  En 1532, alors que le suaire était enfermé dans un coffret d'argent, un violent incendie se déclara et fit fondre en partie le métal argent du coffret, témoignant des très hautes températures atteintes.  Le Suaire comporte des traces de brûlures et de larges taches d'eau utilisée pour éteindre ce même incendie
 
  "Cependant une tentative de datation par la vanilline nous dit ceci. Pour perdre 95% de sa vanilline qui devient alors indétectable (comme sur le linceul), le lin met 1319 années s'il est conservé à 25°, 1845 ans à 23° et 3095 ans à 20°. 
La chaleur diminue le taux de vanilline; cependant l'incendie de 1532, en raison des propriétés peu conductrices du lin n'a pas pu modifier ce taux de façon notable."
 Ben voyons ! De plus une fourchette de 1500 ans c'est du vague.

4/ Démontrer que le linceul de Turin était connu avant 1260.

L'épisode rocambolesque dit du codex de Pray datant de 1195 ou on trouve une représentation de la mise au tombeau avec une image du suaire de Turin nous dit-on comportant même les trous des brulures du Suaire !

 brulures pourtant attribués par tous à l'incendie de 1532.

Et là nos argonautes font trés fort.

Ces trous de brulure prouvent au contraire  la présence du Linceul dans un autre incendie ! datant d'avant 1195.

L'illustration issu du Codex de Pray, je l'ai par ailleurs trouvé naguére chez un auteur qui traitait de l'histoire du Tarot (jeu de cartes). Ce jeu de "trous" peut servir a tout.


La question des Pollens.

Nous mêne directement au faussaire. Et là, il convient de citer l'étude Zététique

"L’étude des pollens est un cas à part. Les sindonologues du S.T.U.R.P ont pour leur part rejeté l’argument de Max Frei, au motif que les pollens peuvent être transportés par les vents et se retrouver sur n’importe quelle étoffe sans rien indiquer sur sa provenance. Mais pour le micropaléontologue Steven Shafersman, Frei ne fut pas un chercheur incompétent mais un « fraudeur ». Son argumentation est convaincante. Contrairement au S.T.U.R.P, Shafersman remarque en effet qu’il est exceptionnel que le vent transporte les pollens sur d’aussi longues distances, car en général ceux-ci retombent dans le voisinage immédiat de leurs plantes. Il serait donc particulièrement surprenant que 33 espèces de pollens du Moyen Orient (chiffres donné par Frei) aient été transportées par le vent pour se concentrer sur une même étoffe. A moins de prétendre qu’il s’agit de pollens à tête chercheuse, une telle concentration est hautement improbable.

Shafersman s’est également aperçu que sur les illustrations que Frei projetait à son public « chaque espèce de pollens était représenté par quatre ou cinq spécimens parfaitement conservés, comme s’ils étaient neufs ». Bien que partisan du « suaire », le moine traditionaliste Bonnet-Eymard s’est lui aussi rendu compte de cette étrangeté... jusqu’à ce que Max Frei lui concède que les photographies qu’il présentait lors de ses réunions n’étaient que des pollens de référence. Comment appeler autrement que « fraude » de telles méthodes ?

Il faut enfin signaler qu’à sa mort (1983), Frei n’avait pas publié ses résultats dans une revue scientifique "

En matiére de pollens, le petit probléme est que l'on va en trouver beaucoup, pour tout dire beaucoup trop !


La question de l'image

En premier lieu, il faut remarquer que le scientifique, chargé de son étude fut exclu du Sturp.
 la thèse de l’authenticité du « suaire » a été définitivement battue en brèche par deux séries d’analyses qui satisfont aux critères de sérieux et d’objectivité.

La première d’entre elles est celle du défunt Dr Walter McCrone, directeur du McCrone Research Institute, un laboratoire spécialisé dans la détection scientifique des faux en art. Le sindonologue Ian Wilson a écrit (avant les analyses…) que ce laboratoire était « peut-être le lieu du monde où l’on peut extraire un maximum d’informations de l’échantillon le plus infime qui soit ». L’équipe du Dr. McCrone s’est ainsi illustrée dans la détection de nombreux faux (de Vinci, Turner, Picasso, etc.), ainsi que de la carte du Vinland », qui a défrayé la chronique dans les années 70.
"Avec son équipe, McCrone mena des analyses complémentaires. Grâce au microscope électronique à balayage et à la microsonde électronique (electron mirocprobe), ils déterminèrent qu’un pigment particulier correspondait au « sang », en s’ajoutant à l’ocre rouge : le vermillon, également appelé cinabre, un pigment également courant au moyen âge.

Le S.T.U.R.P n’apprécia pas ces conclusions qui remettaient en cause le travail de près d’un siècle de sindonologie. Au printemps 1980, McCrone fut prié de rendre ses échantillons. En juin, se voyant dans l’incapacité de produire de nouveaux travaux, il envoya une lettre de démission à John Jackson. Seul le Rév. David Sox, sindonologue anglican, accepta son verdict et se rangea à ses côtés. "
nous confie le cercle zététique.

Mais on remarquera surtout que quelque soit les contraintes, avec sang, sans sang, image en tri dimension, avec ou sans colorant, des chercheurs parvinrent a créer une image. Le site qui refléte les vues officiel des partisans de l'authenticité est bien dans l'obligation de les évoquer.

La derniére tentative peut même être salué comme une performance  puisque s'apparentant à une technologie "je vous l'imprime sans les pieds et sans les mains"

Et force est de constater que les études scientifiques des sindologues nous aménent toutes a devoir accepter en toute fin de compte " l'impression miraculeuse" résultante du flash de la résurrection.

Enfin Un test ADN-ARN vous tente-t-il ?

Depuis 1988, la science a progresser au point de pouvoir decrypter de l'ARN fossile. Selon le canon, Marie fut engrossée miraculeusement.

Du sang du Christ sur la Toile, nous devrions être en mesure de connaitre enfin l'ADN de Dieu lui-même.

De l'ADN divin ou extra-terrestre ?

Je vous l'avais dit les sindologues sont sans doute aussi un peu des Ufologues

Publié dans Culture

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