Sarkosy, Royal, Bayrou, retour sur les sondages et la tentation d'un jeu anti-islam

Publié le par borneo

              
                                                                                                                                                                                                         Guy Birenbaum nous prédit la quinzaine à venir comme déterminante pour la candidature de Ségoléne Royal dont il observait l'effritement des positions à travers les sondages.

Le même Guy Birenbaum affirmait précédemment que seules les tendances du premier tour lui semblait pertinentes, nul ne pouvant encore envisager un second tour dont on ne connait pas les qualifiés.

 Tout en tenant cette objection pour frappée au coin du bon sens, on peut émettre l'idée contraire que les sondages de deuxiéme tour nous offre une indication plus signifiante que les simulations du premier tour sur l'équilibre gauche droite.

En effet, ils nous donnent depuis presque un mois une photographie du rapport droite gauche qui n'a semble t-il guére changé en une dizaine d'année. Environ 53 % a droite 47 % a gauche.

Est-il utile de rappeler les résultats du second tour de l'élection présidentielle de 1995: 47,36% Jospin 52,64% Chirac.

La qualification de Lionel Jospin au deuxiéme tour fut par ailleurs considérée  en soi comme une victoire.


Les résultats du Référendum , la victoire du NON et l'exploitation qui en fut faite, un NON de gauche, ont laissés dans l'esprit de nombreux militants l'idée d'un rapport de force 55% - 45%, en leur faveur.

De l'ART de mélanger les torchons et les serviettes.

De plus, beaucoup  ont eu le sentiment pour avoir reportés leur suffrages sur Jacques Chirac au second tour, ne serait-ce que pour éviter la honte pour notre pays d'un haut score du leader du Front national, que le président de la République avait rassemblé une majorité de gauche sur son nom, quand il ne s'agissait que d'un front républicain.

Lionel Jospin eut-il franchi le cap du premier tour qu'il eut sans doute été battu.
La gauche n'est plus majoritaire dans ce pays depuis l'élection Législative de 1993. Voire plus
En réalité Les élections législatives de 1988 furent celle d'une quasi égalité droite gauche, obligeant Michel Rocard a passer un accord avec l'UDF.

Pourtant La gauche a connu deux succés parfaitement hors tendance, tous deux dus à la maladresse de Jacques Chirac.

les législatives de 1997, survenues aprés une dissolution, incomprise par l'électorat, et en point d'orgue de l'échec d'Alain juppé à maitriser le dossier de la SNCF.

les élections régionales de Mars 2004, classiques élections de Mid-term, intervenues dans un contexte de lassitude de la politique du premier ministre de l'époque Jean-Pierre Raffarin, suivies des européennes de Juin avec 40 siéges à gauche et 38 à la droite. s'inscrivant  dans un contexte de guerre civile à l'UMP entre partisans du Président et ceux de Nicolas Sarkosy, agrémentée de la tentative d'OPA sur l'UDF et le centre.



Venons en aux résultats du premier tour de 1995

laguillier 5,3
Hue 8,64

Jospin 23,3

Voynet 3,32
Balladur 18,58
Chirac 20,84

De Villiers 4,74
Le Pen 15
Jacques Cheminade 0,28%


Un seul candidat social démocrate Jospin a 23,3%
Les candidats d'extréme droite sont à 19,74 %
Les candidats d'extréme gauche sont à 13,94%



Premier tour 2002
Daniel Gluckstein 0,47%
Arlette Laguilier 5,72%
Olivier Besancenot 4,25 %
Robert Hue 3,37 %

Lionnel Jospin 16,18%
Jean pierre Chevénement 5,33%
Christianne Taubira 2,32%

Noel Mammere 5,25%

François Bayrou 6,84%
Corinne Lepage 1,88%
Christine Boutin 1,19%

Jacques Chirac 19,88%
Jean Saint Josse 4,22%
Alain Madelin 3,91%

Jean Marie Le Pen 16,86%
Brunot mégret: 2,34 %

En 2002 au premier tour

Les candidats de la social démocratie au nombre de 3 sont a 23,83%
Les candidats d'extréme droite sont à 19,20%
Les candidats d'extréme gauche sont à 13,81%


Une étonnante stabilité !

Les réels déplacements de voix se font au sein de la droite et du ventre mou de l'électorat.

(On peut affirmer que l'enssemble des sondages de premier tour qui nous ont été servis jusqu'à présent ne constituent qu'une grande manipulation. Les scores du candidat de l'extréme droite ayant été sous évalués drastiquement, puis réévalues soudainement .... au détriment de la candidature socialiste pour en souligner l'effondrement. Bien évidemment l'électeur socialiste est un frontiste qui s'ignore.)

Mais la Réalité électorale est bien celle d'un rapport 53% 47% en faveur de la droite et de son candidat

C'est pourquoi dans l'absolu, cette élection ne peut être gagné à gauche ! Ségoléne Royal ou pas.


            La démographie vieillissante de la france de plus conduit à un glissement progréssif et naturel vers la droite, que ne pourrait compenser qu'une mobilisation massive du vote populaire traditionnellement abstentioniste.
           
            Les chiffres sont donc là, c'est normalement une élection que Nicolas Sarkosy ne peut perdre.
           
            Et pourtant, il en fait trop et s'est lancé dans un jeu particuliérement ignoble.         


                        Nicolas Sarkosy aura joué le vote communautaire, s'alliant sans complexe à ceux qui au sein de la communauté juive ont choisis de soutenir la stratégie de confrontation militaire à la négociation au proche Orient, faisant du garde frontiére israélien, Arno klarsfeld, ultime provocation, son médiateur à l'immigration.
                        Comment ne pas voir qu'en toile de fond, depuis les théories du choc des cultures initiés par de soi-disants intellectuels de gauche recentrés, jusqu'au défi lancé par Raedeker dans les colonnes du Figaro, on tente d'exploiter en réalité un racisme anti-arabe permettant de s'assurer au deuxiéme tour un  report sans faille des suffrages de l'extréme droite ?

 Alors même que le Pen lui-même manifeste son extréme indulgence, oui là c'est un euphémisme,  pour le régime de "monsieur Hitler."
 
        La plupart de ceux qui ont soutenus la Guerre en Irak auront répondus présents à l'appel du ministre de l'intérieur, utilisant en outre l'anathéme de l'anti-sémitisme initié par Sharon pour jeter l'opprobe sur la gauche.  Anti sémitisme, bien souvent agité par les plus sionistes qui souhaitent alimenter la vague du "retour" au sein de la communauté.

          Le front anti immigration, anti Islam est la Réponse.

        C'est une arme à double tranchant.

   En effet, Une mobilisation, certes improbable, en faveur de la candidate de gauche peut à la lumiére des prises de position pro guerre du candidat ayant justifié le sobriquet de mini-Bush de la droite se dessiner dans les quartiers.
  
   Mais c'est surtout une réelle forfaiture que d'accepter de prendre le risque d'accroitre les déchirements potentiels de la société française.
  
           Reste donc l'inconnu François Bayrou. Le pyrénéen a opéré un glissement à gauche qui pénalise sans doute Ségoléne Royal au premier tour mais peut rabattre éventuellement plus d'électeurs au second tour vers la candidate d'un rassemblement républicain dont l'homme pourrait avoir le courage.
  
   Notre République est laïque, elle s'oppose à toutes les formes de racisme, a commencer par l'anti sémitisme la forme historiquement la plus ancienne, et de discriminations, C'est notre fierté de citoyens. Que chacun garde celà à l'esprit à l'heure du vote.
  

Publié dans Politique france

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Zgur 17/02/2007 15:58

Désolé pour les fautes de frappe.Zgur

Zgur 17/02/2007 15:56

BonjourAnalyse intéressante.La victoire du non au référendum (dont je me réjouis encore) n'était bien sûr pas le fait QUE de la gauche.Mais la victoire surpise de la gauche aux élections de 1997 qui a mis Jospin à Matignon pour 5 ans n'était dû qu'au maintien de l'extrême droite dans de nombreuses triangulaures de second tour qui ont permis l'élection de nombreux député PS avec moins de 50% des voix.Trop de gens ont oublié ces faits là.Concernant les sondages, je conseillerai aussi cet article sur Agroavox " François Bayrou de Condorcet ?" http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=19151(donné par Farid taha sur Crisedans lesmedias (là http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2007/02/15/qui-peut-etre-notre-president.html=Il me semble quasiment sur que Bayrou battrait n'importe qui au second tour, pour autant qu'il y arrive ;0).Er cela secouerai un peu le système. Enfin ... peut-être.Zgur

borneo 18/02/2007 06:25

C'est exact, l'extréme droite a favoriser la victoire du PS et donc  de Jospin, premier ministre.Depuis Marinne Le Pen a modéré le ton et a sa grande colérele papa s'est réconcilié avec mégret dont la stratégie a toujours été de rejoindrecomme Fini en Italie, la coalition de droite au gouvernement.