De Nation à République, liberté est ton nom

Publié le par borneo

Une fausse conception de la "Nation""  est le dénominateur commun de Max Gallo, Finkielkraut et Nicolas Sarkosy.

Max Gallo avoue sans peine qu'il est d'origine italienne. Sa passion républicaine et nationale vient de là. L'auteur de "mon ami Robespierre" transpose en permanence la situation transalpine pour s'émerveiller de la naissance d'une nation, dont le prix l'arréte peu.

Finkielkraut, est victime de la question millénaire de la nation Juive. Voilà un peuple qui partage une langue, une tradition mais qui hante la planéte sans territoire propre.
                             L'Occitanie, dont le nom même est une invention récente, que j'évoque parfois est au contraire un territoire sans peuple qui ne l'ai jamais revendiqué comme propriété. Certes de modernes révolutionnaires tendent à singer le Corse ou le basque; mais fondamentalement la culture y fut si vaste, les peuples qui y séjournérent si différents que nul ne songea à s'approprier la terre plutôt que la science et la conscience qu'ils savaient pouvoir y puiser.
                             Terre à la fois des gaulois et des grecs qui y établirent des ports et des comptoirs, terre qui s'accomoda devant le romain marchand qui respectait les sanctuaires, avant de résister à l'envahisseur wisigoths qui prétendait imposer son code à l'encontre de ses coutumes, terre qui appela sans doute à la rescousse les maures pour reconquérir le droit au large et qui du subir in fine l'injure de l'inquisition, séquelle de la dévastation des Francs, mandatée pour en extirper toute idée de liberté de conscience.
                             Nicolas Sarkosy se targue d'être un émigré Hongrois, oui de l'empire Austro hongrois et lui aussi fait partie de ceux pour qui la nation française est un mirage séducteur.
                             Ces trois là sont fascinés par le fait qu'une langue unique, une culture unique aie pu façonné un peuple au point qu'il puisse s'identifier à un territoire.     
                               Dans un article précédent, je criais en entendant zemmour justifier les répréssions, les falsifications de l'Histoire au nom de la République, de la Nation, de la France unitaire à batir.
                     
                             Le journal gaulliste portait le nom de "la Nation", et il existe une publication de ce nom aux Etats-Unis.
                              la Nation s'exprime selon deux conceptions antagonistes. Pour La fayette et les enfants de Benjamin Franklin, elle n'a pas de frontiéres car elle est l'espace de la liberté. Les soldats de la République partent guerroyer contre les tyrans au nom de la fraternité de l'égalité et de la liberté. Mais rapidement la nation va reprendre les guétres de l'absolutisme avec Robespierre.
                                La notion du peuple révolutionnaire, de frontiéres physiques à défendre va s'imposer à nouveau. les traites sont partout et déjà la répression de toutes différences se met en place. l'Etat prend en charge la Révolution, en trace les limites.
                                Il est extraordinaire que deux siécles plus tard nous ayons encore en arriére plan de l'élection présidentielle cette conception surranée de la Nation à combattre.
                             
                            

Publié dans Politique france

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