François Bayrou a Bruxelles ce 8 Mars, réunion de Sauvons l'Europe ce Week-End à Grenoble

Publié le par borneo



                Le candidat qui par nature est le plus réputé favorable à la Constitution Européenne se rend à Bruxelles ce jour. François Bayrou qui monte, qui monte dans les sondages contrairement à son adversaire ministre de l'intérieur, sucesseur de Charles Pasqua, admirateur du Président Bush, le candidat sortant présenté par l'UMP, le Dégringolé, devrait se livrer à un vibrant plaidoyer en faveur de la poursuite de la construction européenne à quelques jours de la célébration du cinquantenaire du Traité de Rome.

            On se souvient et un spammeur de l'UMP est venu nous le rappeler en commentaire récemment que l'admirateur de Jean Monnet (vous ne vous trompez pas, ce néo-conservateur de Nicolas, aprés avoir célébré Jaurés et Blum vient de s'accaparer Monnet ), nous a proposé un mini-traité qu'il entend faire passer par les chambres sans consultation d'un peuple trop volage. Il entend peut-être envoyer nos troupes en Irak sous les ordres de Bush et Cheney, selon le même procédé ?

                Nous écouterons les propositions de François Bayrou, mais nous attendons de lui qui dénonce les combinazione d'appareils que comme Ségoléne Royal le fit, il s'engage à passer par le canal de l'approbation populaire.

                Pour sauver l'Europe, on ne doit en aucun cas,  tenter de l'imposer mais continuer un travail de fond, c'est à dire de conviction et montrer à ceux qui ont manifestés leurs objections que leurs critiques sont prises en compte

                   Je vous propose de prendre connaissance ici du texte proposé par Sauvons l'Europe (le lien du site se trouve en haut de page), qui tient son assemblée ce samedi à grenoble, à laquelle je ne pourrais malheureusement pas me rendre.

                  L’Europe doit être présente dans la campagne présidentielle


Nous l’attendons des candidats, nous qui nous sommes mobilisés, avec la société civile, sitôt après le référendum, pour que l’ambition européenne demeure. Certains avaient avancé qu’une nouvelle dynamique naîtrait du « non », proclamé salvateur et rénovateur. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien, sinon le refuge étroitement national. Avec la Finlande tout récemment, et l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie au 1er janvier 2007, ce sont dix-huit pays qui auront ratifié le projet de Constitution, soit les deux tiers des Etats et 56 % de la population européenne. La France risque de voir l’Europe se poursuivre sans elle. Elle a tout à y perdre et ne peut manquer un grand rendez-vous de la réconciliation avec l’Europe. Elle doit s’y préparer dès aujourd’hui et animer le débat européen avec les présidences portugaise et slovène, qui précèderont la présidence française au second semestre 2008.

Le Président de la République, dès son élection, sera confronté à l’urgence de se prononcer sur les propositions formulées au cours de la Présidence allemande et d’engager la responsabilité de la France.

La relance doit s'organiser autour de trois pôles :

    * Le premier est le caractère intangible de la Charte des droits fondamentaux, actuelle deuxième partie du traité constitutionnel qui incarne l’identité européenne fondée sur les droits de l'Homme, la protection des personnes, le progrès social et la sauvegarde des équilibres planétaires. Le scénario de sortie de crise ne peut pas faire l’impasse sur ce texte.

    * Le deuxième est l’affirmation de l’indispensable cadre européen pour le développement de politiques qui améliorent la vie des citoyens, en les associant à travers les différents modes de représentation et de participation démocratiques.

    * Le troisième est la nécessité d'asseoir des institutions rénovées, plus efficaces et plus lisibles, avec un Parlement européen renforcé face à des acteurs politiques plus responsables, un budget commun plus conséquent. L’ambition d’une politique étrangère commune et cohérente, d’une politique de défense unifiée doit être poursuivie.

Le courage politique sera plus que jamais d’actualité pour recréer une dynamique de construction institutionnelle et démocratique. Les candidats ont le devoir de rencontrer la société civile, d'où viendra le renouveau de la confiance dans l'Europe afin de préparer l’adhésion des Français à un nouveau texte.

Les enjeux auxquels les citoyens sont confrontés rendent l’Europe encore plus indispensable. Il est donc légitime d’attendre des candidats qu’ils s’engagent à promouvoir au niveau européen :

    * l’élaboration d’une nouvelle charte sociale européenne qui définisse des principes communs de minima sociaux et de droits sociaux, en laissant à chaque Etat membre le soin de les traduire concrètement, selon les modalités en vigueur dans le cadre national ;
    * des politiques européennes résolues et ambitieuses dans les domaines de l’énergie, de la recherche et de l’éducation, de la protection de l’environnement ;
    * une politique agricole commune plus soutenable et compatible avec les agricultures des pays les moins avancés ;
    * une redistribution des moyens de la solidarité entre les territoires et l’instauration d’un impôt européen donnant à l’Union européenne des moyens correspondant à ses ambitions ;
    * une politique de l’immigration, celle-ci devenant chaque jour davantage une question européenne. Une telle politique devrait être conduite en liaison avec les pays d’origine, et viser à établir sur le long terme des relations d'échange et de confiance fondées sur la libre circulation des personnes, et contribuant au développement durable des pays ;
    * la multiplication des missions d’éducation populaire aux questions européennes, partout sur le territoire ;
    * un droit de proposition vis-à-vis de l’Europe par la société civile, en particulier par la mise en oeuvre du droit de pétition prévu dans le projet de Traité ;
    * une expression claire des convictions en matière d’élargissement de l’Union européenne s’agissant des négociations d’adhésion avec les Etats candidats et de la définition des relations avec les pays voisins.

Tels sont les principaux points de l’interpellation que les signataires, avec tous ceux qui ne se satisfont pas de l’atonie actuelle du débat sur l’Europe entendent soumettre à nos concitoyens, aux candidats à l’élection présidentielle et aux autres Européens, afin que l'Europe redevienne synonyme d’espoir, de protection et de débats démocratiques.

 

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