Le philosophe religieux Michel Onfray analyse la personnalité du gaulaiter Sarkosy

Publié le par borneo









Le déferlement de réflexions ouvertement xénophobes que nous vaut la contre attaque du candidat, successeur de Charles Pasqua, suite à l'affaire de la gare du Nord est terrifiante.

C'est comme si les vannes d'un barrage venaient soudainement de céder.

De la haine pure assénée à longueur d'antennes, sur les émissions donnant la parole aux auditeurs, fustigeant le soit disant laxisme de la gauche aux côtés des fraudeurs de la RATP, mais aussi et bien évidemment des assassins d'enfants, façon "légitime défense", ou des coléres exprimés contre la gratuité des transports en commun en faveur des RMIstes.

Sur les blogs, de courageux anonymes déversent leurs ires contre la République dés lors qu'elle se voudrait sociale ou égalitaire.


Ce n'est plus de fracture sociale dont il s'agit, mais d'une France possédante qui dénonce sans honte bue la pauvreté et la misére.

C'est dans ce contexte qu'est paru l'analyse du candidat sortant par Michel Onfray, le philosophe religieux de la vrai gauche : tout a fait passionnante et frigorifiante.

je me permets de mettre en exergue ces quelques citations:

"il fait le geste d’un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d’une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l’être.
Je crois comprendre qu’il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d’une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, tout est déjà réglé par la nature."

"A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l’ontologie de droite : l’existence d’idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l’on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l’on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l’Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.....

La génétique, l’inné, contre le social et l’acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l’individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l’individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche …

Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate «  Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? "


Mais je voudrais sauter sur  l'occasion pour dire deux mots du philosophe trés religieux qu'est Michel Onfray.

D'abord soulignons cette phrase à nouveau :

"La génétique, l’inné, contre le social et l’acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l’individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l’individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche … Laissons de côté la théorie. Je passe à l’exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social."

Bien

Maintenant si vous parcourez son blog, vous verrez que l'auteur s'en prend toujours à la responsabilité individuelle de ses adversaires ou partenaires politiques., Ainsi des prétendus Socialistes qui (grace à Dieu, rejoindrons Bayrou
celà clarifiera les choses) cités nommément :" Parlons plutôt de Strauss-Kahn, ou de Rocard avant lui, mais aussi de tous ceux qui ont nourri les couleuvres du Parti Socialiste depuis le tournant de la rigueur en 1983, autrement dit de son virage à droite, jusqu’au soutien de la Constitution Giscard d’Estaing lors du dernier référendum où, comme un seul homme, Sarkozy, Badinter, Bayrou, Strauss-Kahn, Chirac, Royal, Hollande, July, Cohn-Bendit, Kouchner, Ockrent, Anne Sinclair, Giscard donc, Barre, Delors, Edith Cresson, Villepin, votaient « Oui » et , pour la plupart, transformaient les électeurs du « Non » en gueux puants, incultes, nationaux, compagnons de route des fascistes… Je me souviens des éditoriaux de July dans Libération et de Val dans Charlie Hebdo "

Ou encore des personnalités composants l'extréme gauche dont l'action a conduit à la désunion : "Du moins, à l’heure du bilan, et malheureusement au lendemain de l’échec probable de toutes les gauches, on verra qui cumule le plus de responsabilités dans la désunion : ceux qui jamais ne l’ont souhaitée, ceux qui ont tout fait pour la saborder, ceux qui s’en sont réclamés pour faire finalement leur course personnelle, ceux qui parfois l’ont désirée, en des conditions plus ou moins contraignantes pour induire le résultat escompté , ceux qui l’ont près du but proposée une dernière fois en étant les mieux placés pour l’incarner."

Et c'est là que le bas blesse. Car comment ne pas voir si effectivement, on concéde que la sociéte n'explique pas tout dans le comportement des individus, le mouvement social ne saurait s'explique par les attitudes individuelles.

En réalité me semble-t-il, l'individu ne participe qu'à la construction de l'identité collective, qui elle est agissante. Entre l'identité nationale, l'identité Raciale, l'identité européenne, l'identité Chrétienne, l'identité Révolutionnaire, notre époque aura divaguer sans parvenir à répondre simplement à cette question:

Qu'est-ce  que  c'est  que de vivre en société  ?

 Si la gauche est à la peine et si donc les individus s'egayent dans des directions certes trés questionnables, c'est aussi de son echec à proposer une vision du collectif en dehors de celui éphémére qui se constitue dans l'action d'une lutte. A bien y regarder, l'identité proposé par l'Alter gauche est tout au plus celle des fréres d'armes. Comme des pirates,  la complicité du temps de l'abordage se délite au moment du partage.

Le qui suis je ne peut être séparé du qui sommes nous et du que voulons nous être, dans quelles directions voulons nous nous construire.

La pensée de droite, quelque soit sa parure est une pensée fondée sur l'héritage qu'il soit religieux ou révolutionnaire, ce qui est souvent guére différent, dans le sens que le sacré y prédomine.

 Une pensée de gauche et bien voyez vous... est une pensée de gauche quoi !!.
Sans immanence.






Publié dans Nicolas Sarkosy UMP

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