Retour sur une semaine de rumeurs autour du candidat UMP de la droite identitaire Nicolas Sarkosy et du rôle des blogs

Publié le par borneo



La blogosphére peut considérer qu'elle fut victime d'une tentative de subversion et de discrédit dans la propagation de rumeurs qui se sont révélées plus fausses les unes que les autres et ont reçues le démenti qu'elles méritaient.

 Quoique
 
 Certaines formes de violences verbales d'un candidat et d'errements du caractére, au contraire, ont bénéficiés par ce biais de la confirmation que l'information officielle s'obstinait à taire.

La mise à jour du pas de deux entre l'U.M.P et le Front national fut paradoxalement l'information qui émergea de ces tentatives qui pour leur part visaient largement au dessous de la ceinture.

c'est ainsi que ce nouveau média fit preuve de sa maturité puisque en définitive la presse fut contrainte de poser la question des relations de la droite gaulliste avec son extréme droite, sujet qu'elle avait soigneusement évitée jusque là.

Les adversaires eux-mêmes du candidat identitaire purent mesurés la frustration de leurs partisans quant'à leurs frilosités à dénoncer les compromissions qui se dessinaient sous les yeux de tous.

La révélation devait même culminer par un éditorial du Monde.

Rappel des faits : à l'origine un blogger institutionnel lance la rumeur qu'un fait connu des seuls initiés  serait de nature à compromettre les chances du candidat Nicolas. Un commentaire interroge l'article en se posant la question d'une éventuelle étude sur la propagation des rumeurs. Mais la majorité des bloggers partiront à la chasse à l'info collectant tout ce qui circule d'a peu prés ressemblant à un fait "que l'on nous cache" circulant sur le Net.


c'est aussi ce côté inévitable de caisse de résonance qui doit alerter le blogger et le faire opter pour une certaine forme de discrétion. Il faut considerer que les journalistes et les voix autorisées qui ménent le bal disposent d'informations réservées aux seuls initiés. Dés lors, le commentaire citoyen s'expose à tirer de mauvaises interprétations de ce qui n'est en définitive que manipulation masquée.

 C'est en définitive par le nombre et la variété des contributions parmi lesquelles ce sont celles des personnes ayant su raison garder qui ont prévalues que le nouveau média a su pointer en direction des bonnes questions.

Pourtant, quand ces bloggers qui aspirent à la reconnaissance surgissent dans le champ médiatique, qu'ils soient conviés par Karl Zero à contribuer au questionnement de ses invités, ou embarqués dans le Congrés de l'U.M.P, force est de constater un comportement rapidement obséquieux dont les professionels se gardent bien, tout au moins face aux caméras.

Cependant, il faut donner quitus aux bloggers d'avoir bousculés les valeurs établies. Tandis que les intellectuels de la Presse écrite se battaient pour exiger une rétribution de leur prose au titre du droit d'auteur versée dés lors dans les catacombes des archives payantes des journeaux, les hommes des médias modernes, radio et télévision tout au contraire ouvraient à qui mieux mieux leurs blogs libres d'accés.

Ils ont réussis en quelque mois à se substituer aux plumes de référence, trainant derriére eux une cour de correspondants certes souvent critiques mais dont le nombre sert d'aune à la mesure de leurs influences.

Qui se préoccupe encore à l'heure des Apathie, des Schneidermann, des Birenbaum, des Pisanis, des Onfrays des chroniques dominicales de Jean Claude Guillebaud  dans le Journal "Sud-Ouest" ? pourtant, il bénéficie d'une diffusion conséquente, mais sans suite.

Ils ont ouverts les portes de la discussion critique et un journal en ligne dont les articles ne sont pas ouverts aux commentaires est un malade qui s'ignore d'autant que en maints occasions le lecteur attend avec impatience la reflexion de quelques bloggers remarquables parfois avec plus d'impatience que la pensée du maitre des lieux et auteur du billet.

Celà finira par poser la question de la légalité de la mise en service restreint et onéreux de ces contributions ou de la pertinence de livrer l'article principal dépouillé des commentaires qu'il a suscité.

Car ces journalistes sont ainsi entrainés, exception faite de deontogiesberg, a assumer chaque jour un peu plus des engagements bien célés jusqu'alors. La démocratie ne peut qu'y gagner.

Mais preuve est ainsi faite de l'intelligence collective si chére à la candidate socialiste. On le remarquera, ce ne sont pas les blogs militants affiliés aux partis, mais ceux des indépendants ou compagnons de route de traverse qui auront menés le bal. L'information ne peut-être respectueuse.


PS : un chiffre d'audience pour ce blog. Il  compte parmi les 1000 les plus fréquentés de la plate forme (sur plus d'un demi-million) et enregistre entre 3 000 et 8 000 visiteurs uniques par mois.(2 000 cette semaine)  Celà peut sembler trés modeste (c'est cependant l'équivalent d'un à deux meetings de candidats chaque semaine !)

       C'est l'autre aspect du phénoméne. Chacun des blogs citoyens ne pésent guére individuellement, pourtant le fonctionnement est proche de celui du peer to peer. En ce sens qu'un message important se répand de blog en blog, de nodes en nodes, de communautés en cercles.

 C'est par le nombre et par le fait que le message est constamment réécrit, reformulé dans le langage le plus approprié, le plus audible spécifique à chaque groupe qu'il puise sa force.

Le blogueur  citoyen peut être comparé à un joueur de Rugby, il est un passeur de ballons et il n'oublie jamais de plaquer l'adversaire.

HORS SUJET : Quelle chance que la fusillade unniversitaire ayant fait 32 morts se soient déroulés en Virginie et non dans notre beau pays !

Hors sujet 2: Qui a tué Robert Boulin ? Le net ne peut pas tout élucider !


Publié dans Nicolas Sarkosy UMP

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