Guy Birenbaum avait raison la défiance est la clef de cette élection

Publié le par borneo

           

                Guy Birenbaum a battu sa coulpe pour avoir porter en prédiction  un premier tour serré entre les 4 candidats principaux.  J'avais ici même professé la même opinion erronée.  Cependant je persistais à prédire la qualification de la candidate socialiste.

             Et, il faut lui rendre hommage, c'est bien lui qui avait porté le juste regard sur ce scrutin. avec un maitre mot : la défiance.

             Ségoléne Royal a été plébiscitée contre les éléphants lors des primaires. Dans cette campagne dés que l'on a cru nécessaire de les rameuter, elle a immédiatement perdu des points.

             Le soir du premier tour s'essayant à la rédaction d'une déclaration laborieuse bien tardive, en son absence, le retour de ces pachydermes dont les français ne veulent plus, sur le petit écran eut un effet catastrophique.

             En même temps, lorsqu'ils ne sont pas là, la candidate nous laisse sur notre faim. Devant poivre d'Arbor sur TF1, elle aura chlorophormé son monde, avec la complicité des journalistes peu désireux de se faire rembarrer et qui l'auront laisser s'enfoncer dans un monologue soporifique.

Heureusement qu'elle confirma sa volonté de dialogue avec François Bayrou.

             Paradoxalement, elle fut meilleure sur le sujet qu'elle aborde peu, le sujet de la défense et des relations extérieures moins répété au cours de la campagne sembla échappé à l'art de la langue de bois. De plus sa voix avait changé, le ton devenait moins monocorde. Mystére, la candidate échapait-elle au cours de diction TV à elle imposé par ses conseiller(e)s ou le contraire ?

                Malheureusement mon voisin avait depuis longtemps zappé .

                François Bayrou doit son succès relatif, il n'est pas qualifié, sur cette défiance envers les grands partis de gouvernement et sur le doute persistant à l'égard de la candidate. Son décollage fut aussi consécutif à la remise en cause, nous ne dirons pas des intellectuels, des gourous du paf.

                Mais le résultat de Nicolas Sarkosy doit tout paradoxalement à cette défiance envers les barons du défunt gaullisme qui l'ont pourtant tous ralliés avec leurs casseroles respectives.

                Chez Nicolas Sarkosy, le baron est un trophé de chasse. Ils sont exposés non pour leur soutien, mais comme preuve que le dompteur les a réduits à l'état de gentils toutous venant léchouiller la main du maitre.

                 L'entourage pipole du candidat qui aura fait gloser plus d'un fut choisit précisément pour  sa nullité, son étrangeté totale au monde intellectuel. Quand j'entends le mot Culture, je sors mon pistolet semblait signifier ce panel d'insignifiants. voyez la déclaration de deuxième tour du candidat :"Il a affirmé qu'il n'était pas "candidat pour plaire à un petit milieu parisien", estimant qu'il"était peut-être pour quelque chose" dans la très forte participation au premier tour. "Les débats que vous les journalistes vous n'aimez pas, peut être que les Français les apprécient, je veux dire les débats francs"  paru dans le Monde


                Les citoyens veulent un renouvellement radical à défaut d'une révolution, dont il n'est pas exclu qu'elle puisse succéder à une trop forte déception. Leur volonté est assurément de faire table rase du passé et d'un personnel politique aussi démonétisé que le défunt franc.

                Ségoléne doit prouver à la fois qu'elle saura trouver une personnalité de confiance comme premier ministre et donc d'expérience sans toutefois recourir à aucun des pachydermes précités. Difficile exercice. !

             C'est bien le paradoxe, les représentants des deux partis de gouvernement des 30 derniéres années, contre toute apparence, ont réussi à endosser la peau d'ane du contestataire et José Bové n'y aura vu que du feu.

             A ce point de cette élection notre peuple semble ouvert à l'aventure bonapartiste comme à l'expérience d'hyper démocratie. Mais ne nous leurrons pas dans les deux cas de figure, c'est bien à un casse-têtes pensantes auquel se sera livré le citoyen.

Publié dans Politique france

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