Le théme de la punition selon Pétain et selon Nicolas Sarkosy

Publié le par borneo


























Dans le plein succès de Nicolas Sarkosy, comme d'ailleurs des candidats partout dans le monde qui appliquent la stratégie des néos-conservateurs, de Bush à Berlusconi, d'Aznar aux frères horribles de Pologne, il y a une explication que j'ai trouvé, donnée par Radical Chic, bien qu'il ne l'ait pas complètement développée.

Une thématique qui avait si bien réussi au Maréchal Pétain, dont il faut souligner l'incroyable popularité sous l'occupation. Ses tours de France drainaient  une immense foule  que même De Gaulle ne parvint à égaler par la suite.

Le Maréchal, surfait sur un Leit-Motiv, vous avez  la mémoire courte, vous allez en baver et vous l'avez bien mérité.

Ce thème qui s'appuie sur l'inconscient Judéo-chrétien, sur l'apocalypse inévitable qui précède le jugement des justes.

C'est pourquoi la dénonciation du caractère impitoyable du candidat, de sa dureté, de son autorité sans partage semble faire un flop auprès de ses partisans. Le maitre promet la punition" aux élèves qui ont fautés. Voter à gauche, faire trop de social, se préoccuper des droits de l'homme qui empêchent de renvoyer un persécuté venu du tiers-monde par exemple.

Les mesures anti-sociales sont ainsi perçues comme cette juste  punition, cette fessée qu'il convient  d'administrer  à un peuple  rétif  à la mondialisation. A la limite "la rumeur"  de la main courante renforcerait encore  son niveau d'approbation.

Punition justifiée donc, la création d'une franchise pour la sécurité sociale
Punition justifiée l'augmentation de la TVA.
Punition justifiée que de devoir travailler plus pour ne gagner pas moins
Punition justifiée que la réforme des retraites dans le sens d'une diminution inévitable, fallait pas entretenir ces fainéants de l'EDF !
Punitions justifiée que l'obligation faite aux chômeurs de se lever tôt pour ne pas perdre leur indemnité de précarité.

Punitions   méritées donc et d'autant plus acceptées que le bon français croit pouvoir passer à travers ou du moins ne pas être le plus affecté.

Cette punition mon voisin de gauche la subira d'autant plus fortement que c'est à lui que nous devons notre crise actuelle.

Mais la punition vaut aussi pardon et absolution, elle redonne bonne conscience et le fait d'avoir "payé" sa faute permets tout les espoirs de compter parmi les justes au jour du jugement dernier.

Ne nous cachons pas que le "punir les patrons" de l'extrême gauche révolutionnaire participe du même mouvement

Ah oui, battez nous fort, Nicolas Sarkosy, nous l'avons bien mérités !


Maj: j'ai trouvé ce billet sur ce théme

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