La gauche est en gréve, la gauche est dans la rue

Publié le par borneo


       




       





C'est une chose extraordinaire que d'entendre certains commentateurs assimiler aussi facilement les manifestants de la fonction publique à "la gauche". Bien plus, les blogeurs de la gauche radicale croient voir dans ces foules rassemblées le signe d'une adhésion en masse au futur parti révolutionnaire.

Parallèlement, le gouvernement semble prétendre que l'opposition cherche un troisième tour dans le mouvement social

Ah bon ?

Il me parait que le droit de grève est universel et que tout citoyen ayant quelques revendications à faire valoir comme à présent, quant à son pouvoir d'achat, peut prétendre à l'exercer. Indépendamment de la couleur de son vote politique.

A n'en point douter, il y a dans les cortèges des électeurs de Nicolas Sarkosy, des sympathisants du Front national et des enseignants qui ont trouver en Bayrou le bulletin qui leur permettait de sanctionner à la fois la droite et la gauche.

Bien évidemment ceux là, dans les AG des universités doivent se résoudre à apprendre les règles de la démocratie révolutionnaire et la force du vote à mains levées. Exercer son droit à la grève sans rien céder  aux farouches membres  du comité  désignés par la claque de l'organisation avant gardiste est le devoir de tout citoyen républicain.

Il serait trop fort que les salariés se sentent obliger de renoncer à défendre leurs droits à la protestation et à la négociation par le sentiment d'être pris en otages. De même que les professions judiciaires qui se rassemblent contre les procédés de Madame Dati n'ont pas, loin s'en faut, pris une carte rue de Solférino.

Les médias par leurs comportements  aggravent cette situation  qui fait  que  nous restons  dans l'ignorance  des  positions et propositions syndicales. Et c'est notre droit à l'information qui est bafoué.




Publié dans Politique france

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