Europe le défi du OUI

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Ouvrez la TV au NON !


Vu la prestation de monsieur le Président,

vu les scores magnifiques de Messieurs Jospin et Chirac au premier tour de l'élection présidentielle, il apparait que le meilleur moyen de perdre les élections consiste à monopoliser le petit écran, surtout dans les conditions imposées par les conseillers en communication, c'est à dire débarassé de tout contradicteur

Sur http://www.alsapresse.com en ligne du 16 Avril 2005 Patrick Fluckiger s'interroge "Y a-t-il quelqu'un pour sauver le oui ?" il ajoute "le « oui » est nu. Il ne peut être porté efficacement par la gauche, divisée. Le Premier ministre, qui s'est autoproclamé chef de la campagne, est empêtré plus encore que le président dans la grogne sociale, et joue sans le vouloir un rôle d'épouvantail. François Bayrou a passé beaucoup de temps à combattre l'entrée de la Turquie en Europe, et son message en a été brouillé....Il reste Nicolas Sarkozy....L'ancien ministre des Finances est sans doute sincèrement partisan du oui, mais il sait bien qu'il serait, à droite, le premier bénéficiaire d'un rejet de la constitution européenne."

Le refus d'un Front commun du OUI se paye cash. On sait que les français plébiscitent les cohabitations. Jospin et Chirac étaient au plus haut jusqu'à l'élection présidentielle, de même Balladur et Mitterrand. Les français qui ont une confiance limitée dans leurs politiques estiment que lorsqu'ils sont obligés de travailler enssemble, ils se neutralisent dans leurs excés, et doivent limiter leurs actions au bien être commun.

En défendant qui un "OUI" de gauche, qui un "OUI" de droite, qui un "OUI" anti Turquie, qui un "OUI" à Sarkozy, les défenseurs de la Constitution européenne nous ont fait directement rentrer dans la campagne des présidentielles de 2007. Dés lors, on peut redouter un OUI qui plafonne au seul score des candidats institutionnels du premier tour des présidentielles : Chirac + Jospin + Bayrou : 41 - 42 %. Car nous voilà effectivement au tour zero de cette élection. NUL dans tous les sens du terme.

Les français veulent que nous leur parlions de L'Europe, de l'impact de celle-çi dans leur vie quotidienne, on leur répond sur l'avenir du PS et de ses présidentiables ou sur les conséquences du vote sur l'avenir politique de Sarkozy. C'est à nous, citoyens de base de relever ce défi, de ne rien céder, de nous battre pour plus de démocratie, pour plus d'Europe !

Considérant l'état sinistré du OUI à la constitution européenne, il faut convenir que rien ne peut le sauver plus que d'ouvrir large les studios au ténors du Non: Chevénément, Le Pen, José Bové, De villiers, Emmanuelli, Laguiller et consorts

On aura soin de limiter les interventions des partisans du OUI aux seuls non présidentiables Daniel Cohn Bendit, Jacques Delors, Bertrand Delanoé..et à nous, citoyens de base, cuisiniers, ouvriers, étudiants, artisans, chercheurs... pour qui l'Europe représente chaque jour pour l'un un défi, pour l'autre une chance pour le dernier un espoir.

Si aprés 15 jours de doses massives de promesses et slogans issus des différentes variétés du populisme français de gauche ou de droite, les électeurs s'obstinent encore a vouloir voter NoN, nous devrons bien declarer ouvert le Stand de ventes aux chiméres 2007.

 

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