Le Non aux USA !

Publié le par borneo

Oui à l'Europe ou non à l'amérique ?
Si on considére les opposants à la Constitution Européenne, on découvre bien évidemment de nombreux points communs entre eux : qu'ils se revendiquent de la gauche révolutionnaire ou du nationalisme d'extreme droite l'une de ses convergences est l'hostilité déclarée aux USA.
Le Non à l'Europe est aussi un Non à l'amérique. C'est le vieux slogan "US go Home" , que l'on entend en contre point de la chanson de l'indépendance nationale.

Or c'est renforcer, le groupe conservateur et le lobby militaro-petrolo-religieux que de le provoquer sur le plan du nationalisme. On peut remarquer que les derniers candidats Démocrates à la maison blanche ont été de trés grande qualité et n'ont rien à envier aux leaders de la gauche socialiste européenne.
La défaite du  premier Al gore est largement du à l'extreme gauche américaine et à Ralph Nader, et en second lieu à l'habile exploitation par Bush des thémes de la sécurité et des délocalisations !

l'échec du second à la mobilisation patriotique et religieuse ( c'est le premier candidat democrate et de surcroit catholique à ne pas réunir la majorité des voix des électeurs de cette confession), dont la vague de protestations contre la guerre en Irak, légitime, fut percu par le citoyen américain comme une vague anti-américaine.

Au vu de la puissance des Etats-Unis, c'est pourtant de l'intérieur, des 49 % d'américains qui n'ont pas voulu de Bush que nous pouvons espérer une évolution de la politique de ce pays. Bien évidemment, ce n'est pas en soutenant le dictateur Castro, que l'on persuadera les 25 % d'américains d'origine latinos, que la gauche française peut être un partenaire dans ce combat.
C'est bien là l'ironie. En se montrant indifférente aux peuples qui se soulévent contre l'oppression, dés lors qu'elle est  issu du totalitarisme stalinien, cette gauche là ouvre grand les portes de l'Europe à ceux qu'elle prétend combattre.
Comment les peuples Ukrainiens ou polonais pourraient-ils entendre un discours qui condamne ceux qui pour des motifs stratégiques certes leur apportent l'aide dont ils ont besoin dans leur lutte de libération ?

Dire Non à l'Europe au nom de la lutte contre le libéralisme et l'impérialisme américain revient à leur ouvrir grandes les portes de cette Europe. C'est bien au contraire, en tissant des liens avec les partis democrates et sociaux democrates d'Europe et d'Amérique, qu'un espoir peut subsister.

Le Non à l'Europe, le Non à l'Amérique est une stratégie imbécile. Tout simplement
 

 

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Edgar 25/04/2005 03:06

Merci pour le commentaire et bravo pour l'engagement pour le oui. Il faut vraiment que l'on gagne !!!!

kemi 24/04/2005 22:03

Changer les choses, rendre notre société moins marchande, cela ne se fera pas en affirmant un libéralisme pseudo-social en Europe. La direction que nous prenons ne mènera nulle part, ce n'est pas en consommant toujours plus et en recherchant une croissance économique perpétuelle que l'on guérira les maux du monde.
Même si ce n'est qu'un début, le non au référendum amènera de profondes interrogations aux européens et peut-être qu'ensuite nos visions, nos aspirations se redirigerons sur des valeurs humaines et non pas économiques.

brice 24/04/2005 14:02

tout a fait d'accord